Moscou semble envisager une nouvelle stratégie pour renforcer ses rangs militaires en Ukraine. Selon une analyse récente du renseignement militaire ukrainien (HUR), la Russie pourrait recruter jusqu'à 20 000 combattants étrangers d'ici 2026, en mettant l'accent sur des régions comme l'Asie centrale et l'Afrique.
Ce projet vise principalement des pays tels que le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan. Comme l'a rapporté le Kiev Independant, la Russie a identifié environ 18 500 étrangers potentiels pour ses forces armées dans le rapport de l'HUR, soulignant un besoin urgent de renforcement de ses troupes.
Les pays africains visés
En parallèle, Moscou intensifie également ses efforts de recrutement dans des régions en développement comme le Bangladesh, le Tchad, le Soudan et le Burundi. Un document de l'HUR précise que les militaires étrangers pourraient constituer entre 0,5 % et 3,5 % des forces russes, ajoutant une dimension internationale aux batailles en cours.
À ce jour, l'Ukraine a recensé plus de 27 000 ressortissants étrangers engagés aux côtés des troupes russes, une majorité d'entre eux provenant de la Corée du Nord, un fournisseur clé en combattants. Le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, a révélé en février que près de 1 780 citoyens de divers pays africains combattaient également pour la Russie, renforçant ainsi la portée mondiale de cette crise.
Cette décision de recrutement pourrait être perçue comme un dernier recours pour Moscow, alors que les pertes humaines continuent de croître sur le front, exposant les défis auxquels les forces russes sont confrontées pour maintenir leur présence militaire en Ukraine. D'après des experts militaires, cette approche soulève des inquiétudes éthiques et stratégiques considérables, en raison des répercussions potentielles d'un tel engagement militaire international.







