Ce lundi, six individus ont été arrêtés à Alès (Gard) dans le cadre d'une opération policière d'envergure. Ce dispositif, mobilisant une trentaine d'agents, fait suite à un incendie criminel ayant touché un kebab en février dernier dans le quartier de Tamaris, près des Cévennes.
Parmi les interpellés, un mineur et plusieurs jeunes majeurs, dont un commanditaire présumé extrait de sa cellule, ont été ciblés. Tous sont suspectés d'avoir orchestré l'incendie qui a complètement dévasté le Kebab Hunkar. La police a également relevé des éléments préoccupants de menaces de mort et de tentatives de racket, avec des demandes pouvant atteindre 50 000 euros, à l'encontre des propriétaires. Ce dernier a d'ailleurs évoqué des liens potentiels avec la mafia DZ, bien que l'enquête n'ait pas encore confirmé ce lien. Selon des sources policières, les suspects, âgés de 20 à 30 ans, sont bien connus des services de sécurité.
Les investigations se poursuivent et les auditions prévues avant leur présentation devant la justice, probablement ce jeudi, devraient apporter davantage de précisions sur cette affaire. Des experts s'interrogent : le recours à la violence fait-il partie d'un schéma de rivalité de territoire ? Les méthodes utilisées semblent en effet s'inscrire dans une dynamique criminelle observée dans d'autres régions de France.
Alors que le climat de tension règne dans le quartier, la police municipale a été mobilisée pour renforcer la sécurité et rassurer les habitants. L'enquête sur cet incendie criminel, ainsi que les événements qui l'entourent, fait l'objet d'une attention particulière, tant des forces de l'ordre que des médias locaux.







