Une croisière tragique a eu lieu au large du Cap-Vert, où trois passagers ont perdu la vie suite à l'émergence d'un foyer de syndrome respiratoire aigu. Parmi les victimes, un couple de retraités, tandis que cinq ressortissants français sont également à bord du navire. Les circonstances de cet événement alarmant continuent d'être examinées.
Le navire, actuellement immobilisé en mer, attend d'accoster, limité par des mesures sanitaires. La situation à bord est tendue, aggravée par la propagation d’un virus respiratoire. Les récents décès, un patient hospitalisé dans un état critique et deux autres malades sur le navire amplifient les inquiétudes. Dans un communiqué, la compagnie Oceanwide Expéditions a déclaré : "Les autorités sanitaires locales se sont rendues à bord pour évaluer l'état de santé des deux personnes présentant des symptômes".
Le navire, en route entre Ushuaïa, en Argentine, et le Cap-Vert, se trouvait près du port de Praia lors de ces incidents. Capable d'accueillir jusqu'à 170 passagers, le bateau affiche également environ 70 membres d'équipage, dont plusieurs Français.
Des déjections de rongeurs en cause ?
Les raisons présumées de cette épidémie intriguent les médecins. Les six personnes affectées pourraient avoir été contaminées par un hantavirus, typiquement transmis aux humains via des rongeurs. Le Dr. Scott Miscovich, président de "Premier Medical Group", souligne : "Il est possible qu'une contamination soit survenue à bord. Concernant le hantavirus, cela provient souvent de rongeurs dont les déjections ou l'urine se dispersent dans l'air".
Le hantavirus peut provoquer des maladies respiratoires sévères. Néanmoins, les scientifiques estiment que les transmissions entre humains sont rares. Face à ce faible risque de propagation, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) n'a pas jugé nécessaire d'imposer des restrictions de voyage pour l'instant. Les enquêtes se poursuivent pour mieux comprendre cette situation alarmante.







