Drogue, tabac, alcool, jeux vidéo, paris sportifs et pornographie... De nombreux jeunes se retrouvent rapidement submergés par ces addictions. À Dijon, la Sedap, une association reconnue d'intérêt général, s'engage à accompagner les moins de 25 ans dans cette lutte. Complètement financée par l'Agence Régionale de Santé (ARS), cette structure mobilise une équipe diverse composée d'assistants sociaux, de psychologues et de professionnels de la santé pour aider ceux qui souffrent de ces problématiques.
Selon Karine Sotty, coordinatrice à la Sedap, "l'accessibilité des paris en ligne a particulièrement augmenté le nombre de jeunes concernés par les jeux d'argent". L'attrait puissant de ces activités, couplé à une publicité omniprésente, attire de plus en plus de jeunes vers ces dangers, parfois sans qu'ils s'en rendent même compte.

Une unité mobile depuis janvier 2025
Pour renforcer son action, la Sedap propose des "consultations jeunes consommateurs". À partir de janvier 2025, elle lancera une unité mobile, permettant à une psychologue et une éducatrice spécialisée de se rendre directement chez les jeunes, éliminant ainsi les freins liés à la dynamique des soins. Jill Despois, éducatrice, explique : "C'est un vrai pas vers les jeunes qui, pour des raisons variées, peuvent éviter les centres de soin. En allant vers eux, on facilite le lien et cela change la perception de l’aide qu’ils reçoivent".
Des parcours singuliers
Les jeunes consultés présentent des profils variés, allant de ceux de 12-13 ans, accros aux jeux vidéo, jusqu'à des jeunes en rupture avec le système. Karine Sotty souligne que ces histoires sont extrêmement diverses : "L’addiction ne se limite pas à un type de jeune. Chaque parcours est unique et souvent complexifié par le contexte familial et social".
Des consultations gratuites et confidentielles
Les consultations à la Sedap sont accessibles gratuitement, avec la garantie de la confidentialité. Nombreux sont les jeunes qui, motivés par la souffrance de leurs proches, poussent la porte de l’association. En 2025, la Sedap a ainsi enregistré jusqu'à 400 jeunes et 120 familles en consultation, poursuivant un objectif : aider les jeunes à retrouver le contrôle de leur vie plutôt que de simplement "sauver" des cas isolés.







