Deux femmes vivant aux Sables-d’Olonne, en Vendée, se battent pour faire entendre leurs voix après avoir été victimes d'erreurs médicales, l'une en 2024 et l'autre en 2025. Un même médecin, diplômé hors de l'Union européenne, est pointé du doigt dans ces affaires consternantes, pourtant il continue de pratiquer.
Victime d'une ablation injustifiée
La première patiente, une sexagénaire, a été hospitalisée en juin 2024 pour un kyste bénin, mais a subi une ablation des deux ovaires sans justification médicale. Les praticiens auraient invoqué des statistiques liées à l'âge, prétendant qu'une future opération ne serait pas nécessaire. Depuis cette intervention, elle souffre de "douleurs lancinantes récurrentes", ce qui l'a poussée à introduire une action en justice, un examen ayant eu lieu le 6 mai dernier.
Une autre patiente en détresse
La seconde patiente, âgée de 38 ans à l'époque, a connu un accouchement difficile en octobre 2025, suivi de douleurs intenses et de douleurs causées par des compresses oubliées dans son corps, conçues pour arrêter une hémorragie post-partum. "Les douleurs sont chroniques, c’est une torture", déclare-t-elle, alors qu'elle poursuit les médecins responsables de sa prise en charge.
Impunité du praticien
La première patiente, en découvrant une autre victime, a exprimé son souhait de créer une communauté pour d'autres personnes qui ont subi des injustices similaires. Le médecin, n'étant pas inscrit au Conseil de l'Ordre des médecins en Vendée, échappe à une sanction immédiate. Le Conseil a précisé que la responsabilité incombe au médecin supervisant l'opération.
Malgré une autorisation ministérielle d'exercer, des retours concernant ses compétences pourraient influencer son habilitation future. Les affaires révèlent un besoin urgent de réforme et de vigilance pour protéger les patients, comme le soulignent plusieurs experts du domaine médical, incitant à un encadrement plus strict des professionnels de santé.







