À Besançon (Doubs), une impressionnante fresque réalisée par le graffeur Nacle en hommage à Lyhanna, ainsi qu'aux enfants victimes de violences, est menacée d'effacement par la municipalité. L'œuvre, peinte durant vingt heures sur un mur emblématique de la ville, a suscité de vives réactions, de nombreux habitants s’exprimant sur les réseaux sociaux pour défendre cette initiative artistique.
L'artiste Nacle vise, à travers cette réalisation monumentale, à sensibiliser le public à la protection de l'enfance. « Je ne suis pas là pour imposer une idéologie, mais pour éveiller les consciences et provoquer des émotions », a-t-il déclaré à Ici Besançon. Malheureusement, l'œuvre pourrait être effacée en raison d'un manque d'autorisation.
Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a exprimé son désaccord en affirmant : « Il est inacceptable que des artistes, même avec la meilleure intention, occupent des murs qui ne sont pas prévus pour cela. Ce mur n'était pas destiné à l'expression libre. » Pour Nacle, cette position est d’autant plus frustrante qu’il existe d’autres graffitis perturbant bien plus que son œuvre.
Face à la décision municipale, une mobilisation s'est organisée parmi les habitants. Une riveraine, qui a souhaité garder l'anonymat, a partagé : « Nous avons craint qu'ils essaient de l'effacer. Nous avons donc décidé de nous rassembler pour défendre cette fresque qui est aussi la nôtre, et nous espérons qu'elle sera autorisée a posteriori. » Cette solidarité témoigne de l'impact de l'œuvre sur la communauté locale.
Des discussions entre Nacle et le maire de Besançon devraient bientôt avoir lieu afin de tenter de trouver une solution qui convienne à toutes les parties impliquées. Bien que l'artiste défende son initiative comme étant dans son « bon droit », le maire reste fermement attaché au respect des règles administratives. « Il est essentiel de respecter les cadres établis », a-t-il rappelé, faisant référence à la mémoire de la collégienne tragiquement disparue.







