Le 13 février au soir, les forces de l'ordre de Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence, ont été appelées à secourir une femme retenue par son fils. Comme l'a rapporté le procureur Antoine Pesme à l'AFP, l'individu était dans un état d'excitation et a refusé de se soumettre aux ordres des policiers.
Malgré l'utilisation de pistolets à impulsion électrique à deux reprises, l'homme a continué à résister. C'est à ce moment qu'il a dégainé un cutter, blessant grièvement un fonctionnaire au visage. Sa blessure, une estafilade allant du front jusqu'à la joue, a nécessité 24 points de suture. Selon le Dr. Martin Dubois, expert en traumatologie, "une telle blessure révèle la dangerosité de la situation et les risques auxquels sont confrontés les agents de la loi".
Une réponse policière sous tension
Pour se défendre, le policier âgé de 35 ans a alors utilisé son arme à feu, touchant son assaillant à la hanche. L'agresseur, un homme de 30 ans déjà connu des autorités pour des actes de violence, a été appréhendé sous les répercussions de ses actions. La mère, heureusement, est ressortie indemne de cet incident dramatique.
Les événements ont suscité une vive indignation, et le parquet de Digne-les-Bains a rapidement ouvert deux enquêtes. L'une vise à déterminer les circonstances du coup de cutter porté à l'agent, tandis que l'autre examinera l'usage de l'arme à feu par les forces de l'ordre. L’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) a été saisie pour évaluer les actions des policiers en question.







