Ce samedi, François Ruffin, député de la Somme et candidat à la primaire de la gauche, a récolté plus de 100 000 soutiens pour sa campagne, renforcée par 10 000 volontaires supplémentaires. Il met l'accent sur son intention de remporter l'élection, déclarant qu'il en a assez des "perdants magnifiques", faisant allusion à des figures comme Jean-Luc Mélenchon.
Lors de cet événement, il a déclaré : "En 13 jours, nous avons rassemblé 100 000 soutiens dans le pays," tandis qu'il se félicitait d'un total de 18 000 volontaires engagés. Son objectif est clair : ne pas se contenter d'un passage symbolique mais véritablement viser la victoire.
"Il n'y a pas tant de personnes que ça qui savent le faire," a-t-il souligné, souhaitant rompre avec les échecs passés, comme celui de la candidate du PS, Anne Hidalgo, qui a terminé avec 1,75 % des voix lors de la dernière présidentielle.
"On veut gagner, gagner, gagner"
Ruffin a exprimé des réserves envers ceux qui se contentent d'affirmer qu'ils étaient proches du succès, précisant : "Il y en a marre des perdants magnifiques... On veut passer le premier tour et gagner au second tour." Cette déclaration aborde directement les récentes controverses autour de la stratégie de La France insoumise, dont le leader a souvent évoqué des résultats décevants en termes de voix.
Sans mentionner directement ses rivaux, Ruffin a également critiqué ceux qui rejettent l'idée d'une primaire unie, notant : "Ils ont peur du peuple de gauche," un commentaire qui pourrait enflammer les tensions au sein de la gauche.
Il a souligné sa volonté de rassembler, poursuivant : "Demain, nous aurons nos 500 maires après les élections municipales. Nous pourrions faire notre chemin seuls, mais notre choix est d'agir ensemble." Cette proposition semble refléter une volonté de construire un front uni pour 2027, ce qui pourrait redéfinir l'échiquier politique français.
Les opinions sont partagées quant à cette candidature. Certains experts estiment que cela pourrait raviver l'enthousiasme au sein des électeurs de gauche, tandis que d'autres mettent en doute la capacité de Ruffin à fédérer les différentes tendances du parti. Comme le souligne une analyse du Monde, "le succès de Ruffin dépendra de sa capacité à convaincre tous les courants de la gauche de s'unir autour de sa candidature et d'une vision commune."







