À Strasbourg, les amateurs de chocolat sont confrontés à des prix toujours plus élevés. Selon l'association UFC Que Choisir, les tarifs du chocolat continuent de grimper, atteignant des sommets inédits ces deux dernières années. Pour faire face à cette inflation, les chocolatiers de la région essaient d'adapter leurs offres tout en préservant leur clientèle.
Ce long week-end de Pâques, qui débute ce vendredi 3 avril en Alsace, voit les prix s'envoler. D'après l'enquête annuelle de UFC Que Choisir, effectuée le 1er avril, les prix du chocolat ont augmenté de 4 % par rapport à 2025, et sur les deux dernières années, la hausse atteint même 19 %. Une situation préoccupante pour les chocolatiers et les consommateurs.
Catherine, une acheteuse, témoigne : "Il y en a un, deux, trois, quatre. Ça m'a coûté 89 euros". Un budget conséquent qu'elle a accepté de débourser pour gâter sa famille. "Bien sûr qu'on achète un peu moins, mais c'est Pâques ! On ne va pas se priver des bonnes choses !", ajoute-t-elle.
Valérie a plutôt opté pour une stratégie différente : "J'ai réduit la taille des petits lapins. Je suis passée du grand au petit. Quand on voit le prix, ça fait mal."
La valeur du chocolat a quadruplé !
Martine Stoffel, présidente de la chocolaterie Stoffel, est bien consciente des défis économiques actuels. Elle explique : "La valeur du chocolat a quadruplé. Auparavant, nous avons subi les augmentations, puis nous avons commencé à modifier nos emballages pour notre collection de Pâques. Nous essayons de maintenir cette hausse au minimum, même si cela reste complexe. Cela fait 14 mois que la situation est difficile."
Isabelle Ditlo, de la chocolaterie Mulopt, confirme également ce changement de comportement chez les consommateurs : "Les clients sont désormais plus prudents et comparent les prix avant d'acheter. Les années passées, jusqu'à 15 jours avant Pâques, nous avions déjà une belle affluence, mais c'est loin d'être le cas cette année." La chocolaterie accueille actuellement une soixantaine de clients par jour, un chiffre bien en dessous du nombre de 80 à 100 de l'an dernier.







