Alors que l'ultimatum américain s'approche de son terme, les Iraniens vivent des heures marquées par l'anxiété et la peur. À Téhéran, les rues désertées sont le reflet d'une populace en alerte, scrutant le ciel et attendant des nouvelles qui ne rassurent guère. Selon un reportage de Le Monde, chaque habitant prépare son foyer pour une éventuelle escalade du conflit.
Un couple d'enseignants nous confie qu'ils se sont armés de résilience : « Nous avons renforcé nos fenêtres et fait des provisions d'eau. Nous sommes prêts au pire ». Dans cette ville où les rumeurs de guerre sont omniprésentes, il leur reste peu d'espace pour l'espoir. La situation est similaire pour cette mère de famille anonyme, qui veille sur ses enfants, terrorisés par chaque bruit. « À chaque détonation, je lui dis de se calmer, mais c'est difficile », explique-t-elle.
Alors que certains Iraniens envisagent la guerre avec une forme d'optimisme, d'autres, comme son mari, expriment leur inquiétude face à l'imprévisibilité de Donald Trump : « Nous ne savons pas ce qu’il nous réserve. Chaque jour inonde notre esprit de questions sans réponse », déclare-t-il, accroché à l'espoir d'un lendemain.
La peur d'une destruction totale
Un père de famille suit l'évolution des nouvelles avec une angoisse palpable. Les attaques imminentes sur les infrastructures civiles et les répercussions sur la santé publique, comme le rapporte l’Figaro, sont préoccupantes. « Nous avons le sentiment que l’Amérique va tout raser et qu’Israël tire les ficelles. Ici, nous sommes pris entre deux feux », se désole-t-il.
Dans un parc de Téhéran, des étudiantes tentent de profiter d'un moment de légèreté avant l'incertitude : « La police semble moins attentive, sans leurs commissariats », se moquent-elles, à travers une ironie teintée d'angoisse. L’ambiance devenant plus tendue, leur quête d'un peu de normalité fait écho au désespoir ambiant. Qui sait ce que demain leur réservera ?







