Bill Gates a été convoqué le 10 juin par une commission du Congrès américain qui enquête sur l'affaire Epstein, selon des informations révélées par l'AFP et confirmées par Politico. Cette audition se déroulera à huis clos et suivra une série d’interrogations sur ses interactions passées avec le financier déchu.
Dans un communiqué, un porte-parole de Gates a déclaré que le milliardaire était "impatient de répondre aux questions de la commission", soulignant qu'il "n'a jamais assisté ou participé à aucun acte illégal d'Epstein".
"Bien qu'il ait reconnu ses liens avec Epstein, il désire être transparent afin de soutenir l'important travail de la commission", a indiqué le porte-parole.
Une immense erreur
Au cours d'une récente réunion de sa fondation, Gates a qualifié ses relations avec Epstein de "énorme erreur", ajoutant qu'il avait invité des personnes de sa fondation à des réunions avec lui. Ce même événement a été rapporté par le Wall Street Journal, qui précise que Gates a nié toute implication criminelle. "Je n'ai rien fait d'illégal. Je n'ai rien vu d'illégal", a-t-il affirmé.
Gates a établi des contacts avec Epstein en 2011, trois ans après que ce dernier ait plaidé coupable d'incitation à la prostitution d'une mineure. Ce lien, controversé, a refait surface avec la publication d'un brouillon d'email, qui évoque des fournitures de médicaments pour des "relations avec des femmes russes", ce qui a davantage suscité l'inquiétude autour de ses actions.
Des ramifications graves
Bien que le simple fait de connaître Epstein ne implique pas forcément des actes répréhensibles, ces révélations jettent une ombre sur la réputation de certaines figures publiques. Les documents légaux qui circulent montrent l'importance de ces liens, et l'importance des témoignages qui pourraient en découler.
La situation soulève des questions éthiques profondes et pourrait mettre en lumière d'autres personnalités qui ont minimisé ou nié leurs connexions avec Epstein. Cela pourrait potentiellement provoquer un examen minutieux de la part des médias et des autorités.







