Le chef de la diplomatie française a parlé, le 9 avril 2026, d'une "trahison" de la Hongrie, en lien avec les échanges entre Szijjártó et Lavrov.
Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré le 9 avril qu'il s'agissait d'une "trahison" de la part de la Hongrie, suite à la divulgation par des médias d'Eurasie de discussions entre Peter Szijjártó, ministre hongrois des Affaires étrangères, et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Barrot a affirmé, sur France Inter, "C’est une trahison de l’exigence de solidarité qui s’impose entre les pays de l’Union européenne". Il a insisté sur la nécessité d'une unité face à un monde marqué par l'émergence de nouveaux pouvoirs.
"Nous avons parfois des désaccords stratégiques, mais l'unité demeure primordiale. Sans cela, nous devrons nous résigner à être les jouets des grandes puissances, ce que nous ne voulons pas", a-t-il précisé.
Une enquête menée par un consortium médiatique, comprenant The Insider, VSquare, et Delfi, a révélé que Szijjártó aurait transmis des informations sensibles à Moscou, alimentant les inquiétudes au sein de l'UE.
Le ministre a défendu sa position en dénonçant une "ingérence" étrangère dans le processus électoral, alors que des élections législatives cruciales approchent. "Il s'agit d'un grand scandale, c'est clairement manipulé par des intérêts extérieurs, notamment ceux en faveur de l'Ukraine", a-t-il tweeté.
Quant à l’avenir politique, les élections législatives hongroises de ce week-end s'annoncent compétitives. Le parti d’opposition, Tisza, dirigé par Péter Magyar, commence à menacer le pouvoir de Viktor Orbán, malgré les pronostics favorisant le Fidesz-KDNP. Selon des sondages récents, Magyar a réussi à constituer une alternative crédible à l’hégémonie d’Orbán, qui prône un modèle de démocratie illibérale depuis plus de 16 ans.
Barrot a également évoqué l'importance de la cohésion au sein de l'UE, déclarant que ces événements peuvent semer le doute sur la fiabilité des discussions communautaires. "Nous demandons à Viktor Orbán de maintenir son engagement envers la solidarité européenne", a-t-il conclu.







