Ce vendredi 10 avril, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant la préfecture de Dijon pour dénoncer le durcissement du blocus américain à Cuba, mis en vigueur depuis le début de cette année. Ce blocus, déjà en place depuis 1960, a été intensifié par l'administration de Donald Trump, selon l'association France Cuba Côte-d'Or, rendant les conditions de vie des Cubains de plus en plus précaires.
"Gaza et Cuba sont tous deux soumis à des génocides", a déclaré Jean-Marie Duc, président de l'association, qui portait un gilet rouge de la CGT. Il a ajouté que ce combat est une lutte contre l'impérialisme. Le Parti communiste de Côte-d'Or et la CGT du département ont également exprimé leur soutien à cette cause.
Le blocus, qui paralyse l'économie cubaine, a des conséquences dramatiques sur la population. "Les coupures d’électricité quotidiennes asphyxient Cuba", a poursuivi Jean-Marie Duc. Il a mis en lumière que 20 heures sans électricité par jour affectent non seulement la vie familiale, mais engendrent également de graves impacts sur le système médical, avec plus de 96 000 personnes en attente de soins. Ces coupures affectent notamment les hôpitaux, mettant en danger la vie de milliers de patients, y compris de nombreux enfants.
"Sans électricité, les conditions de vie sont devenues insupportables, et cela compromet tout le système éducatif et sanitaire", a-t-il ajouté, faisant référence aux difficultés rencontrées pour traiter les eaux usées et recycler les déchets dans ce contexte de crise humanitaire.
À 11 heures, une petite délégation a été reçue par des représentants de l'État, sollicitant une action concrète. Jean-Marie Duc a rappelé que depuis plus de 30 ans, la France vote contre ce blocus illégal lors de l'Assemblée générale des Nations unies. Loin des simples postures, il considère que ce sujet touche également à la souveraineté nationale. "Il est impératif que le gouvernement français prenne position pour contrer ce blocus extraterritorial, en s'appuyant sur la législation européenne", a-t-il affirmé.
Une première à Dijon
Cette mobilisation à Dijon s'inscrit dans un mouvement national. Entre le 10 et le 12 avril, plus de cinquante manifestations auront lieu à travers la France. Pour ces manifestants, il est crucial de faire entendre la voix de ceux qui souffrent de cette situation, car "le blocus, qui dure depuis les années 60, est devenu une normalité aux yeux des médias", a indiqué Duc. "Nous devons intensifier notre action et interpeller davantage les autorités publiques", a-t-il conclu, insistant sur la nécessité de mettre fin à cette injustice.







