Dans une virulente critique ce mardi 14 avril, Donald Trump a réprimandé la première ministre italienne Giorgia Meloni pour son opposition à l'engagement de l'Italie dans le conflit du Moyen-Orient. Il s'est déclaré "sous le choc" par son apparent manque de "courage", en faisant référence à sa réticence à soutenir les actions militaires israélo-américaines contre l'Iran.
Trump a déclaré : "Est-ce que les Italiens apprécient que leur présidente ne nous soutienne pas pour obtenir ce pétrole? Je suis vraiment abasourdi. Je pensais qu'elle avait du courage, mais je me suis trompé", lors de son entretien au quotidien italien Corriere della Sera.
Élue en octobre 2022, Meloni, à la tête d'un gouvernement ultraconservateur, est considérée comme l'une des plus fortes alliées de Trump en Europe et mène souvent des efforts pour rapprocher les positions américaines et européennes.
"Elle ne nous aide pas avec l'OTAN"
Trump a également noté que Meloni veut éviter que l'Italie soit impliquée dans le conflit, tandis que le pays continue d'importer une grande partie de son pétrole de cette région en crise. Cette situation alimente une tension croissante entre les États-Unis et ses partenaires européens sur la question de la sécurité énergétique et militaire.
Moins de 24 heures après que Meloni ait critiqué Trump pour ses commentaires à l'égard du pape Léon XIV, Trump a souligné qu'ils n'avaient pas eu de conversation récente, ajoutant : "Elle ne nous aide pas avec l'OTAN".
"Elle ne veut pas contribuer à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. C'est très triste... Elle est bien différente de ce que je pensais", a déclaré Trump.
Le président américain a qualifié l'OTAN de "tigre de papier" et a exprimé son mécontentement envers l'Union européenne, affirmant qu'elle ne montre pas le désir de défendre ses intérêts dans des zones cruciales comme le détroit d'Ormuz.
"L'Italie n'est plus le même pays"
Trump a également suggéré que Meloni n'est "plus la même" depuis son ascension au pouvoir, déclarant que "l'immigration est en train de tuer l'Italie et toute l'Europe".
Dans un climat de soutien unanime pour Meloni, tant de ses alliés que de l'opposition, le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a répondu aux critiques de Trump, affirmant : "Nous restons de fervents partisans de l'unité de l'Occident et de solides alliés des États-Unis, construits sur la loyauté et le respect mutuel".
Elly Schlein, leader du Parti démocrate, a également pris la défense de Meloni, mettant en avant que "personne, surtout pas un leader étranger, ne devrait se permettre d'insulter ou de menacer notre pays et notre gouvernement".







