Les bâtisseurs de la pyramide de Khéops, en Égypte, auraient imaginé un système ingénieux pour ériger ce monument iconique, en laissant des espaces vides entourant la pyramide, créant ainsi un chemin de transport pour hisser les énormes blocs de pierre jusqu'au sommet. Cette théorie, développée par Vicente Luis Rosell Roig dans Nature, avance que le processus de construction aurait pu être beaucoup plus rapide que ce que l'on pensait auparavant.
La pyramide de Gizeh est composée de plus de 2,3 millions de blocs de calcaire et de granit, chacun pesant en moyenne 2,5 tonnes. Sa construction, qui a duré près de 30 ans, a longtemps intrigué les archéologues concernant les méthodes de transport et d'assemblage. Dans cette étude, Rosell Roig présente le modèle de IER (Integrated Edge-Ramp), permettant de faire monter les pierres en continu en utilisant un escalier hélicoïdal. Ce chemin de 4 mètres de large aurait été rempli de blocs au fur et à mesure de la construction.
Des analyses par éléments finis ont été réalisées afin de vérifier la faisabilité de cette méthode, renforçant ainsi l'idée que les bâtisseurs avaient un bon contrôle sur les contraintes physiques du calcaire. Ces recherches, marquées par l'utilisation de l'archéologie numérique, offrent ainsi des hypothèses plus fiables quant aux pratiques de construction durant l'Ancien Empire.
Rosell souligne que jusqu’à 30 000 travailleurs ont pu être mobilisés sur le site, à un moment donné. Des sources historiques, comme les papyrus de Wadi al-Jarf, fournissent des indices sur la logistique de la construction et la période précise nécessaire pour ériger la pyramide. Les estimations indiquent un délai total de 20 à 27 ans, intégrant le temps de transport et d'assemblage des blocs.
Cette avancée dans la compréhension de la construction de la grande pyramide éclaire non seulement le savoir-faire des Égyptiens de l'Antiquité, mais évoque aussi une ingéniosité remarquable dans la gestion des ressources humaines et matérielles à cette époque.







