Tandis que Téhéran avait initialement prévu de rouvrir le détroit d'Ormuz, ce dernier a finalement décidé de rétablir son "strict contrôle" sur cette voie navigable stratégique. Cette manœuvre fait suite aux pressions continues exercées par Donald Trump sur les ports iraniens. De la réouverture à la fermeture, la situation demeure délicate. L'annonce, faite le 18 avril, survient alors que le blocus américain reste actif, incitant Téhéran à justifier sa rétractation en dénonçant des actes de piraterie.
Le commandement militaire iranien a exprimé sa frustration face à ce qu'il qualifie de non-respect des engagements américains, déclarant que les actes d'agression persistent sous le prétexte du blocus. Ce revirement se produit dans un contexte de pourparlers diplomatiques intensifiés visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le cessez-le-feu de deux semaines, qui a débuté le 8 avril entre l'Iran et les États-Unis, est sur le point d'expirer.
Selon le site MarineTraffic, un léger retour du trafic maritime avait été observé avec plusieurs pétroliers naviguant à travers le détroit. Cependant, au moins deux d'entre eux faisaient déjà demi-tour, démontrant l'inquiétude persistante parmi les opérateurs maritimes. Avant les tensions, environ 120 vaisseaux fréquentaient quotidiennement cette artère vitale, selon le magazine spécialisé Lloyd's List.
Les experts avertissent que l'escalade des tensions pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la région, notamment en influençant le marché mondial de l'énergie. "La stabilité du détroit d'Ormuz est essentielle pour la sécurité énergétique mondiale", a déclaré un analyste du think tank Institut Montaigne. Les enjeux économiques et politiques restent donc prégnants dans cette zone névralgique où transitent près de 20% du pétrole mondial.







