Selon l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, les effets de la guerre au Moyen-Orient devraient entraîner une hausse des prix de 4% à 5%. Ces prévisions, formulées par Grégory Caret, directeur de l'Observatoire de la consommation, surviennent dans un contexte où l'inflation observée ne devrait pas connaître l'ampleur de celle provoquée par le conflit en Ukraine en 2022.
Dans une interview accordée à RMC, Caret a précisé que l'augmentation des prix serait 'lissée sur plusieurs mois'. En dépit de l'accord signé par les industriels et la grande distribution, qui fixe les prix jusqu'à la fin de l'année, des 'clauses de révision obligatoires' existent. Des facteurs tels que la flambée des prix de l'énergie et des engrais obligeront à réévaluer les tarifs, ce qui se traduira par une hausse dans les rayons.
Les premiers produits affectés seront ceux à rotation rapide, notamment les produits laitiers et frais, comme les yaourts. Lactalis, un acteur majeur du secteur lacté, a déjà annoncé son intention de 'répercuter' ces hausses sur les prix aux consommateurs, tout en cherchant à atténuer l'impact selon les catégories de produits.
Les autres secteurs seront touchés par la hausse, y compris les rayons hygiène et beauté, où la majorité des articles contiennent des hydrocarbures, tant pour la fabrication que pour l'emballage. Caret assure toutefois que cette hausse 'ne sera pas du même ordre de grandeur' que celle observée après la guerre en Ukraine, qui avait entraîné des augmentations allant jusqu'à 25% en un an.
Dans ce contexte complexe, les experts soulignent l'importance de surveiller les évolutions du marché et d’anticiper les répercussions sur le pouvoir d’achat des consommateurs français. L'économiste Camille Frison évoque également la nécessité d'une solidarité accrue envers les ménages les plus vulnérables face à ces augmentations inévitables.







