La ministre française de la Culture, Catherine Pégard, a exprimé son soutien à Kamel Daoud, l'écrivain franco-algérien récemment condamné à trois ans de prison par la justice algérienne pour avoir traité de la guerre civile algérienne dans son roman Houris, qui a remporté le prix Goncourt en 2024. Dans une déclaration faite à l'AFP, Pégard a insisté sur son "attachement indéfectible à la liberté de création", soulignant la nécessité de défendre les artistes dans leur dignité et leur sécurité.
Catherine Pégard a révélé que la liberté de création se doit d'être valorisée, surtout dans les zones de tension où elle éclate. Elle a également mentionné que la littérature constitue un espace essentiel de liberté d'expression et de réflexion, des qualités vitales dans le monde moderne. "Chaque artiste mérite d'être soutenu face à la répression qui peut menacer son art", a-t-elle déclaré.
Selon les informations, Kamel Daoud a annoncé sa condamnation sur le réseau social X, soulignant que cette sanction incluait également une amende de cinq millions de dinars algériens (environ 32 000 euros) et un interdict de retour en Algérie. L'écrivain, qui a longtemps exercé sa carrière de journaliste en Algérie avant de s'installer en France, a été touché par cette décision, qui a suscité des réactions à l'international.
Tensions entre la France et l'Algérie
Cette condamnation s'inscrit dans un contexte de relations tendues entre la France et l'Algérie, bien que ces dernières aient connu des améliorations récentes. Les tensions, exacerbées par des affaires comme celle de Boualem Sansal, incarcéré pour des raisons jugées politiques, révèlent les défis persistants en matière de liberté d'expression dans le pays. D'après des sources, le président algérien a récemment gracié Sansal, soulevant des espoirs pour d'autres écrivains en difficulté.
En revanche, la situation de Christophe Gleizes, un journaliste sportif français condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme", reste préoccupante. Ses partisans dénoncent une condamnation qu'ils considèrent comme politique, ce qui souligne les préoccupations autour des droits humains et de la liberté de presse en Algérie.







