Lors de sa visite en Grèce ce vendredi, Emmanuel Macron pourrait proposer un échange audacieux consistant en la transmission des 43 avions de chasse Mirage 2000 grecs à l'Ukraine, en contrepartie d'une livraison réduite de Rafale. Ce projet, évoqué par le journal grec Estia, souligne l'engagement de la France à soutenir son allié ukrainien.
Le chef de l'État français présentera un projet permettant à la Grèce de négocier l'échange de sa flotte de Mirage, qui inclut des modèles Mirage 2000-5, souvent considérés comme dépassés et donc moins opérationnels. Ce mouvement s'inscrit dans une tendance plus large de restructuration militaire, alors que la Grèce cherche à moderniser son armée.
Les termes de cet accord, dont l'importance ne doit pas être sous-estimée, pourraient permettre à la 114e escadre de chasse grecque de disposer d'un nombre similaire de Rafale, tout en réduisant les coûts d'acquisition. Selon les analystes et experts militaires, cet échange pourrait renforcer non seulement les capacités aériennes grecques, mais aussi le soutien international à l'Ukraine face à la menace russe.
Avec des relations de défense de plus en plus solides, la France encourage la Grèce à s'engager dans des initiatives telles que celle-là, surtout dans un contexte mondial instable. Comme l'a indiqué le défendant de la stratégie militaire grecque, le général Athanassios Drougos, cet échange est crucial pour diminuer les lacunes en matière de sécurité régionale.
De plus, dans le cadre de sa politique de modernisation, la Grèce a déjà annoncé en mars 2024 son intention de se séparer de plusieurs de ses anciens chasseurs, tels que les Mirage 2000 EGM/BGM. Le ministre de la Défense, Nikos Dendias, a exprimé son engagement pour réaliser les plus grandes réformes militaires de l'histoire moderne grecque.
Les acquisitions futures pourraient comprendre des Rafale de dernière génération, notamment la version F4.3, tandis que la version F5, attendue pour 2035, pourrait également ouvrir de nouvelles voies. Ces changements visent non seulement à renforcer la capacité de défense grecque, mais également à accroître l'implication de la France dans la sécurité européenne.







