En février dernier, une jeune femme brésilienne de 20 ans a été sauvagement agressée, recevant 50 coups de couteau d'un homme à qui elle avait refusé ses avances. Cet acte atroce dévoile une réalité inquiétante : une vague d'appels à la violence masculiniste qui prend de l'ampleur sur les réseaux sociaux.
Parmi les contenus viraux, une tendance particulièrement troublante fait surface avec le slogan : "Je m'entraîne au cas où elle dirait non". Ces vidéos, souvent reproduites par de jeunes hommes, présentent un scénario récurrent où un homme, s'agenouillant pour simuler une demande en mariage, se transforme soudainement en agresseur. Il commence alors à frapper, poignarder ou même à tirer sur une poupée représentant une femme imaginaire ayant ignoré ses avances.
Ces publications, qui rencontrent un succès inquiétant sur des plateformes comme TikTok, aggravent le phénomène masculiniste, non seulement au Brésil mais aussi en France. Selon Le Monde, cette culture virale encourage les comportements toxiques et crée un terreau fertile pour la violence de genre. Des études récentes, rapportées par Libération, soulignent que ces contenus contribuent à renforcer des stéréotypes déviants.
Des experts en sociologie des genres affirment que ces contenus cherchent à normaliser la violence en la présentant de manière ludique. En créant une distorsion entre humour et violence, ces vidéos encouragent un climat d'impunité pour ceux qui se sentent rejetés. Marie Duru-Bellat, sociologue, affirme : "Ces tendances justifient une violence inacceptable sous prétexte de la virilité compromet encore plus la sécurité des femmes dans notre société. Nous devons agir avant qu'il ne soit trop tard."
Puisque ces tendances prennent racine dans la culture populaire, il est essentiel que les plateformes de réseaux sociaux adoptent des mesures de sensibilisation et de régulation strictes afin d'éliminer la propagation de telles idées nuisibles.







