Frédéric Souillot, seul candidat en lice, a été réélu à l'unanimité pour un deuxième mandat à la tête de la troisième centrale syndicale française, Force ouvrière (FO), pour une durée s'étalant jusqu'en 2030. Cette annonce a été faite samedi, à l'issue de la cinquième journée du congrès de FO, qui s'est tenu à Dijon.
Le Comité confédéral national de FO a exprimé sa confiance en soutenant Souillot avec un impressionnant 98,06% des voix. Ce soutien témoigne d'une adhésion forte envers son leadership, alors même qu'il a parfois fait face à des critiques concernant sa proximité supposée avec d'autres entités politiques. Toutefois, Souillot insiste sur l'importance de l'indépendance syndicale face aux pressions extérieures, tout en rappelant l'engagement de FO pour la défense des droits des travailleurs.
Lors de son discours de clôture, le dirigeant de 58 ans a souligné la nécessité d'un développement constant, appelant les membres à mobiliser leurs efforts pour protéger la protection sociale collective. "Nous devons agir chaque jour pour l'amélioration des droits des travailleurs", a-t-il déclaré.
En parallèle, FO doit faire face à des défis croissants. Le syndicat des cadres, la CFE-CGC, gagne en popularité, renforçant la concurrence dans le paysage syndical français. Souillot a exhorté ses membres à rester vigilants et unis, déclarant : "Nous sommes antifascistes, attachés à la démocratie et à la République une et indivisible."
En prévision des prochaines élections présidentielles, il a réaffirmé l'importance de l'unité et du dialogue au sein de la centrale, affirmant que le mouvement doit être fort et indépendant face aux Forces politiques.







