Avant l'incident du samedi 25 avril lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, porte-parole de la présidence américaine, avait évoqué lors d'une interview sur Fox News un discours de Donald Trump où "quelques coups de feu" seraient tirés, au sens figuré.
Ses propos ont pris une tournure inquiétante lorsque, peu après, un individu a fait irruption dans le bâtiment, provoquant des échanges de tirs avec les forces de l'ordre. Initialement, avant le gala, elle discutait des attentes de la soirée, un événement qui, comme d'habitude, promettait divertissement et humour.
L'expression utilisée par Leavitt, toutefois, a résonné d'une manière inattendue après les faits. Elle faisait référence aux traditions humoristiques du discours où le président est censé faire preuve d'autodérision face aux journalistes et aux représentants des médias.
Une métaphore qui a pris une tournure concrète
"Il est prêt à en découdre, le discours sera du classique Donald J. Trump : ce sera drôle, amusant, et il y aura quelques coups de feu tirés dans la salle", avait plaisanté la porte-parole. Bien que l'expression "shots fired" soit souvent employée de manière figurée pour désigner des critiques sans détour, le contexte des événements a évidemment pris une dimension tragique.
Ce choix de mot n'a pas échappé à l'attention des journalistes présents. "Tout le monde devrait suivre cela, ça va être super ! J'ai hâte d'entendre le discours", avait-elle ajouté, suscitant les rires du journaliste de Fox News qui a par la suite révélé que sa porte-parole avait largement contribué à la rédaction du discours.
Peu après les incidents, lors de la conférence de presse qui a suivi les tirs, Donald Trump a déclaré que l'événement serait reprogrammé à l'avenir, apportant une note de détermination malgré les circonstances tragiques.







