Le jeudi 30 avril, le journal de 13 heures vous conduit à Akaora, un village néo-zélandais situé à 19 000 kilomètres de la France. Colonisé par des Français presque deux siècles plus tôt, ce village est souvent considéré comme la perle française de la Nouvelle-Zélande. Il offre une expérience inoubliable pour ceux désireux de marier histoire, culture et nature.
Ce texte est extrait d’un reportage diffusé au journal de 13 heures. Pour le découvrir en intégralité, visionnez la vidéo ci-contre.
Akaora est niché dans un écrin naturel, avec des paysages époustouflants. La ville est empreinte de son histoire française, avec des rues emblématiques comme la rue Jolie et la rue Lavaud, rappelant la présence coloniale. Kevin Parthonnaud, un guide local originaire de Bordeaux, a posé ses valises à Akaora il y a 17 ans et ne l’a jamais quitté.
Un héritage colonial
C’est dans la fameuse baie des Français qu’en août 1840, deux navires, Le Comte de Paris et l'Aube, font escale. À bord, 60 colons français rejoignent des territoires récemment colonisés par les Britanniques. Bien que le sud ne soit pas entièrement français, ces pionniers, incluant le Normand Étienne-François LeLièvre, ont laissé une empreinte indélébile. Sa descendance est toujours présente aujourd’hui : Marie Haley, héritière de cette lignée, évoque avec fierté le parcours de sa famille."Nous sommes très nombreux à être des descendants français de ce village", affirme-t-elle, ajoutant que des recherches généalogiques sont accessibles pour tous ceux portant le nom LeLièvre.
Les vestiges de cet héritage se manifestent dans les hôtels, restaurants et boutiques. Même la police locale a adopté le terme de gendarmerie, ajoutant une touche française à ce village dynamique de 650 âmes où la communauté francophone continue de croître.
Des paysages à couper le souffle
En haut des collines d’Akaora, Kevin Parthonnaud partage sa passion pour les paysages travaillés par les volcans depuis des siècles. "Les grands espaces m'ont toujours attiré. Quand je suis arrivé ici, j'ai su que c’était ma place", confie-t-il. En tant que guide, il permet aux visiteurs d’apprécier la faune et la flore uniques de la région, notamment les manchots pygmées.
Benoît Navarro, un autre Français basé à Akaora, fait découvrir les merveilles de la nature lors de balades en kayak. "Dans ce cadre idyllique, la nature se fait entendre et on se sent en communion avec elle", témoigne-t-il. Son amour pour ce lieu l’a amené à y rester après y avoir posé ses baguages il y a 14 ans.
Samuel Babin, un boulanger français de 37 ans, est l'une des dernières recrues de ce village. "L'absence de boulangerie se faisait sentir. Aujourd'hui, les habitants sont ravis d'avoir une boulangerie française ici", partage-t-il, tandis qu’un client s’enthousiasme : "Nous sommes chanceux de bénéficier de ce petit morceau de France ici". Akaora est ainsi un lieu où l'histoire française s'entrelace avec la beauté naturelle de la Nouvelle-Zélande.







