Emmanuel Macron a assisté, ce jeudi 30 avril, à l'ultime phase de l'exercice militaire Orion 26 tenue en Champagne. Ce déploiement, qui a mobilisé environ 12 500 soldats, souligne l'importance stratégique de la France sur la scène européenne, en particulier en ce moment où les tensions sont palpables. « Cet exercice démontre la capacité des Européens à déployer ensemble une opération de cette envergure, et affirme le rôle de la France comme nation-cadre », a déclaré le président.
Dans son discours, Macron a précisé que cet exercice est un « signal clair » adressé à la fois aux alliés et aux adversaires. Selon lui, Orion 26 renforce la position de la France comme « puissance reconnue par ses alliés, crainte par ses ennemis », dans un contexte où les forces européennes anticipent des conflits de grande ampleur.
Macron salue la modernisation des équipements
Lors de sa visite, le chef de l'État a observé de près les capacités opérationnelles de l'armée française, notamment en effectuant un vol tactique en hélicoptère. Il a également mis en avant le budget de la Défense, qui a bondi de 32 milliards d'euros en 2017 à 57,1 milliards en 2026. « J'ai pu constater les derniers équipements en service », a-t-il indiqué aux militaires présents.
Les manœuvres ont vu la participation de six pays européens : la Belgique, l'Italie, l'Espagne, la Grèce, les Pays-Bas et le Luxembourg, illustrant la montée en puissance de la collaboration militaire. L'exercice inclut des scénarios inspirés du conflit en Ukraine, visant à simuler des opérations de reconquête contre un ennemi fictif.
Montée en puissance des drones
L'intégration d'enseignements tirés des récents conflits est une priorité pour les forces armées. La mobilisation de drones, avec une prévision d'augmentation de 3 000 à 15 000 d'ici la fin de 2026, est un élément central de cette adaptation. Interrogeant ses officiers, Macron a évoqué les « 7 millions » de drones utilisés par Kiev dans ses opérations.
Le général Philippe de Montenon a précisé que l'objectif est de rester à la pointe de la technologie tout en veillant à ce que chaque soldat soit formé à l'utilisation des nouveaux dispositifs. De son côté, le général Pierre Schill a souligné la nécessité d'une artillerie plus massive et d'une intégration optimale avec les capteurs, jugeant l'exercice « un succès, car il nous a poussés à travailler à grande échelle ». Cette démonstration militaire est donc bien plus qu'un simple exercice ; elle constitue un véritable tournant stratégique pour la France et l'Europe.







