L'historien Thomas Gomart, âgé de 53 ans, originaire de Pau, dirige l'Ifri, un institut de recherche en relations internationales. Son dernier ouvrage, publié chez Tallandier, offre une perspective unique sur les dynamiques politiques actuelles, en analysant non seulement les stratégies d'acteurs majeurs comme Narenda Modi et Xi Jinping, mais également le duel entre le Vatican et la Silicon Valley.

Dans une récente interview, Gomart souligne un "schisme transatlantique" croissant, observé dès 2025 avec des discours critiques envers la démocratie européenne. Différents facteurs, tels que la réélection de Donald Trump, ont accentué cette fracture idéologique.
Il explique que la relation transatlantique est complexifiée par des éléments politiques, commerciaux et culturels. Selon lui, plutôt qu'une rupture nette, les valeurs partagées se dégradent. L'approche unilatéraliste des États-Unis, illustrée par des décisions comme celles prises dans le cadre du conflit iranien, contribue à cette séparation.
Des experts, comme ceux cités dans Le Monde, évoquent également un changement dans la perception des Européens envers leurs alliés américains, soulignant un retour à des dynamiques plus nostalgiques des relations passées
Les interventions militaires récentes de Trump, par exemple en Iran et sa vision des relations avec Israël, mettent en lumière une volonté de contrôler la scène internationale par la force, mais sans véritable stratégie politique à long terme.
"Trump met en lumière des vérités sur la défense européenne que d'autres présidents américains ont à peine osé aborder"
En somme, selon Gomart, malgré les tensions, les échanges entre les États-Unis et l’Europe continuent d'exister, même si un décalage est palpable entre le discours agressif et la coopération quotidienne.
"Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux", éd. Tallandier, 256 p., 20,90 €.







