Le maire de Moscou a rapporté vendredi l'abattage de drones depuis le début de la trêve de deux jours décrétée par la Russie pour célébrer le 9-Mai. Cette initiative, qui vise à commémorer la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie, a été critiquée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a exhorté les alliés de Moscou à ne pas y participer.
Moscou a conseillé aux habitants de Kiev et aux diplomates de quitter la ville afin de se protéger d'éventuelles frappes de représailles si l'Ukraine tentait de troubler les commémorations. Cette escalade des tensions est mise en lumière par des déclarations de Zelensky suite à des messages d'États voisins de la Russie, indiquant que des représentants auraient prévu de se rendre à Moscou.
Le maire Sergueï Sobianine a signalé, via le réseau social Max, l'interception de 20 drones en direction de la capitale. La trêve, entrée en vigueur à minuit, fait partie d'une stratégie plus large qui pourrait être interprétée comme une tentative de Moscou de pacifier la situation pendant un moment symbolique.
Dans une allocution, Zelensky a qualifié la trêve d'opération de propagande, affirmant que la Russie cherchait à obtenir un « permis » pour son défilé et à poursuivre ses offensives par la suite. Pendant ce temps, la Russie menace d'intensifier sa réponse si l'Ukraine ne respecte pas les termes de cette trêve.
Le ministère russe de la Défense a recommandé que le personnel diplomatique quitte Kiev dans les plus brefs délais, perçue comme une réaction aux potentielles menaces ukrainiennes. Le porte-parole présidentiel, Dmitri Peskov, a confirmé que la trêve resterait valide jusqu'à samedi.
Des observateurs internationaux, dont une porte-parole du Foreign Office britannique, ont dénoncé les menaces de Moscou comme étant non seulement irresponsables mais également injustifiées. La situation s'avère complexe avec une Russie qui promet d'interrompre ses frappes tout en appelant à la prudence.
Chaque année, le 9-Mai est célébré par de grandioses défilés militaires à Moscou, mais cette fois, pour la première fois en près de deux décennies, aucun équipement militaire ne sera présent. De plus, la liste des invités étrangers est considérablement réduite, n'incluant que quelques dirigeants, dont ceux du Bélarus et de la Malaisie.
Parallèlement, la situation sur le terrain ne montre pas de signes d'apaisement. L'armée ukrainienne, ayant accru ses capacités en matière de drones, continue de frapper des cibles en profondeur sur le territoire russe, éveillant la nervosité à Moscou.
Des discussions diplomatiques doivent également avoir lieu, avec des négociateurs ukrainiens et américains se rencontrant à Miami pour tenter de progresser sur la question des prisonniers ukrainiens et relancer le processus diplomatique. Alors que la guerre se prolonge, il semble que les solutions demeurent éloignées, tant en Ukraine qu'au Moyen-Orient.







