Après avoir fait preuve de résilience face aux sanctions internationales, l'économie russe commence à montrer des signes de faiblesse. Le ralentissement de la croissance économique, conjugué à l'augmentation des fermetures d'entreprises et à la fragilité de la consommation intérieure, constitue une réalité préoccupante.
Les effets de la guerre en Ukraine et des sanctions occidentales commencent à se faire sentir nettement. En effet, l'économie du pays semble s'étouffer progressivement, comme l'indique La Dépêche. Alors que le Kremlin avait réussi à maintenir une certaine dynamique grâce à des subventions massives au secteur de la défense, cette approche montre aujourd'hui ses limites.
Le PIB russe a connu une contraction de 0,2 % au premier trimestre 2026, soit une première depuis trois ans, malgré la hausse continue des prix des hydrocarbures, comme l'a rapporté La Dépêche. Les prévisions de croissance ont été révisées à la baisse, passant de 1,3 % à seulement 0,4 % pour l'année 2026. En 2025, la croissance avait déjà fléchi, tombant à 1 %, contre 4,3 % en 2024.
Une économie en crise interne
Cet affaiblissement est particulièrement visible sur le marché intérieur. Selon le média indépendant Meduza, environ 209 000 petites et moyennes entreprises ont fermé leurs portes entre janvier et mars 2026, soit une hausse de près de 9 % par rapport à l'année précédente.
La consommation intérieure montre des signes de ralentissement, et des secteurs clés comme la construction, la métallurgie et le commerce souffrent également. De plus, la main-d'œuvre est en pénurie, aggravée par la mobilisation militaire et un déclin démographique, une situation qui menace la stabilité économique du pays.
De son côté, Vladimir Poutine tente de rassurer la population. Lors d'une déclaration le 15 mai, il a affirmé que l'économie avait retrouvé une tendance à la croissance en mars, après deux mois de contraction. "Il est crucial de renforcer et d'étendre cette dynamique positive à un maximum d'industries," a-t-il insisté devant des responsables économiques. Reste à voir si cela se concrétisera face aux défis toujours plus pressants.







