Le 19 mai, l'Organisation mondiale de la santé a annoncé qu'elle examinait des vaccins candidats et des traitements pour faire face à l'épidémie d'Ebola qui a déjà fait 131 victimes en République démocratique du Congo. Le directeur général de l'OMS a exprimé sa "profonde préoccupation" face à la gravité et à la vitesse de la propagation de ce virus.
Alors que l'épidémie d'Ebola en RDC a enregistré au moins 131 décès et 513 cas suspects, l'OMS a convoqué un comité d'urgence pour traiter cette crise, dont l'ampleur est qualifiée de "urgence sanitaire internationale". Le directeur général de l'OMS souligne la nécessité d'une réponse rapide pour éviter une aggravation de la situation.
L'épidémie ne sera pas terminée dans deux mois
Malheureusement, pour la souche Bundibugyo du virus Ebola, il n'existe actuellement aucun vaccin ni traitement approuvé. Cette souche est responsable d'une précédente épidémie qui a causé plus de 15 000 décès au cours des cinquante dernières années, tandis que les vaccins disponibles ne sont efficaces que contre la souche Zaïre, identifiée pour la première fois en 1976.
Les autorités déplorent que l'épicentre de cette épidémie se situe en Ituri, province du nord-est de la RDC, et le virus a commencé à se propager au-delà de cette région. Anne Ancia, la représentante de l'OMS en RDC, a prévenu que la situation pourrait s'étendre dans le temps. "Je ne pense pas que cette épidémie sera terminée dans deux mois (...) L'ampleur dépendra de notre réactivité et de notre capacité à freiner la transmission. L'absence de vaccin nous force à nous appuyer sur la coopération de la population," a-t-elle déclaré.
Pour faire face à la crise, l'OMS a mobilisé des ressources, notamment plus de 40 experts sur le terrain et 12 tonnes de fournitures, dont des équipements de protection pour le personnel médical, indiquant qu'une aide supplémentaire est attendue bientôt. La situation désastreuse incite à une mobilisation internationale pour endiguer cette épidémie.
Par ailleurs, un médecin missionnaire américain, Peter Stafford, a été transféré en Allemagne après avoir contracté le virus en RDC. Selon l'ONG Serge, le patient a été exposé au virus en soignant des patients à l'hôpital Nyankunde, ce qui souligne le danger auquel sont confrontés les travailleurs de la santé.







