Le ministère de la Santé ougandais a annoncé lundi que deux nouveaux cas d'infection par le virus Ebola avaient été confirmés, portant le total à sept cas dans le pays où l'épidémie inquiète de plus en plus.
Ces nouveaux patients, identifiés comme faisant partie du personnel médical d'une clinique privée à Kampala, ont été immédiatement admis dans une unité de traitement spécialisée. «Nous mettons tout en œuvre pour contrôler la situation», a déclaré un porte-parole du ministère. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que plus de 900 personnes pourraient avoir été exposées au virus en République démocratique du Congo (RDC) depuis le début de l'épidémie déclarée le 15 mai dernier.
Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné l'importance d'une vigilance accrue, rappelant que l'épidémie a déjà provoqué 204 décès parmi les 867 cas suspects en RDC. Les autorités sanitaires font face à un défi majeur, notamment en raison du variant Bundibugyo d'Ebola, pour lequel il n'existe pas de vaccin ni de traitement spécifique et dont le taux de létalité peut atteindre jusqu'à 50%.
Pour éclairer la situation, le professeur Jean-Michel Herry, épidémiologiste à Paris, a déclaré : «Il est crucial de renforcer les campagnes de sensibilisation et d'accroître le soutien aux pays touchés afin de contenir cette menace croissante». L'OMS a d'ores et déjà émis une alerte sanitaire internationale pour faire face à cette crise, qui rappelle des épisodes tragiques d'Ebola ayant causé la mort de plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.







