Le 28 mai, les Nations Unies ont officialisé l'ajout d'Israël à sa liste noire des États accusés de violences sexuelles dans les zones de conflit. Cette décision a déjà suscité de vives réactions à Tel-Aviv, malgré les nombreux témoignages de détenus palestiniens et les rapports d'organisations non gouvernementales.
Selon un rapport de Humanité, le système colonial mis en place par Israël semble être à l'origine de nouvelles sanctions. L’ONU met ainsi en lumière les crimes systémiques autorisés par le régime israélien.
D’après l'ONU, il existe des preuves solides de violences sexuelles à travers le Service pénitentiaire israélien (IPS). En réponse, l'ambassadeur d'Israël aux Nations Unies, Danny Danon, a qualifié cette décision de « politique » et déconnectée de la réalité, ce qui a entraîné le gel des relations d'Israël avec le bureau du secrétaire général, Antonio Guterres, rapportait le Jerusalem Post.
Le viol comme « méthode de guerre »
Les allégations de viols, de torture et de traitements dégradants à l'encontre de détenus palestiniens ont considérablement augmenté depuis octobre 2023. Antonio Guterres a exhorté Israël à libérer les Palestiniens arbitrairement détenus et à enquêter sur les accusations de violences sexuelles. Un rapport de l'année précédente a déjà pointé du doigt l'utilisation de tortures sexuelles comme une méthode de guerre pour dominer et détruire le peuple palestinien.
La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, a également confirmé cette réalité sombre, mentionnant dans un rapport qu'« des membres du personnel israélien ont commis des viols, y compris des viols collectifs », souvent avec des objets comme des barres de fer et des matraques.
L’organisation de défense des droits de l'homme B’Tselem décrit le système pénitentiaire israélien comme un « réseau de camps de torture », où la violence sexuelle est courante.
Violé par des chiens militaires dressés
Le traitement des prisonniers palestiniens par le Service pénitentiaire israélien (IPS) est devenu de plus en plus alarmant, selon B’Tselem. Le dernier rapport indique que 10 863 Palestiniens étaient détenus, avec un bilan tragique de morts en détention depuis octobre 2023, documenté par des sources variées comme 972 Magazine et The Guardian.
Des témoignages d'anciens détenus révèlent des agressions aussi horribles que choquantes. Un homme a décrit son expérience de torture, où il a été piétiné et violé avec un objet. Un autre a révélé avoir été attaqué par des chiens militaires entraînés.
Interrogée par l’Humanité, la militante australienne Juliet Lamont a également rapporté des agressions sexuelles subies par des membres de la flottille pour Gaza, illustrant la gravité de la situation.
Malgré le flot de témoignages, le gouvernement israélien continue de nier les accusations, affirmant que des preuves ont été fournies à l’ONU et sollicitant des enquêtes sur place qui, selon lui, ont été rejetées.
En somme, la situation en Israël et dans les territoires palestiniens continue de soulever des préoccupations internationales majeures, tandis que des organisations comme Humanité et B’Tselem demeurent vigilantes pour exposer ces violations des droits de l'homme.







