À l'approche de ses 80 ans, Donald Trump se targue d'être en "excellente santé", comme l'indique un rapport médical diffusé récemment. Selon ce document, publié le 29 mai, l'ancien président est déclaré "pleinement apte à exercer" ses fonctions. Cependant, une note de prudence accompagne cette bonne nouvelle : il devrait envisager de perdre du poids, son IMC étant jugé préoccupant avec 108 kg pour 1,91 mètre.
Ce qui semble particulièrement réjouir Trump est sa réussite à un test cognitif. Il n'hésite pas à le mentionner sur son compte Truth Social, déclarant : "Contrairement aux précédents présidents américains, dont aucun n'a passé de test cognitif homologué, j'ai obtenu un score parfait de 30 sur 30, un signe d'intelligence extrême." Cette auto-évaluation soulève toutefois des questions, comme l'explique le Dr Jonathan Reiner, médecin sur CNN.
Une évaluation controversée
Le test dont parle Trump est le test MOCA, principalement conçu pour dépister des signes de déclin cognitif et de démence, comme la maladie d'Alzheimer. Ce test, qui dure environ 10 minutes, demande de distinguer divers animaux ou de mémoriser des mots dans un certain ordre. Cependant, le Dr Reiner souligne un élément crucial : "Une fois que vous aurez passé ce test plusieurs fois, il devient relativement facile de réussir. Il ne faut pas en faire un étalon de l'intelligence." Cette mise en garde fait écho à d'autres opinions médicales exprimées sur le sujet.
Il convient de noter que les tests cognitifs tels que le MOCA ne mesurent pas l'intelligence au sens traditionnel du terme, et ne devraient pas être utilisés pour établir des comparaisons superficielles. Les experts s'accordent à dire que bien que Trump puisse se vanter de son score, cela ne prouve pas qu'il possède une intelligence supérieure. Au contraire, cela alimente un débat sur la manière dont la santé mentale et cognitive est évaluée, selon des experts de la santé.
Dans le climat politique actuel, où les messages sont souvent amplifiés et interprétés de manière subjective, Donald Trump continue d'utiliser l'assertion de sa bonne santé comme un outil stratégique. Néanmoins, les doutes soulevés par des professionnels de la santé nous rappellent que les apparences peuvent être trompeuses. En fin de compte, cette situation soulève des questions plus larges sur la transparence et la véracité des informations dans le domaine médical.







