Deux films d'horreur à budget modeste, réalisés par de jeunes auteurs issus de YouTube, surprennent avec une performance exceptionnelle au box-office américain. Backrooms et Obsession surclassent le dernier opus de la franchise Star Wars, remettant en question les perspectives traditionnelles de l'industrie cinématographique.
Lors du week-end du 29 au 31 mai 2026, une surprise inattendue s'est produite : ce ne sont pas les films spectaculaires que l'on attendait qui dominent les classements, mais deux productions que personne n'avait anticipées. Backrooms, un film de science-fiction produit par A24, un studio indépendant, a généré plus de 81 millions de dollars lors de son premier week-end, dépassant notablement The Mandalorian and Grogu.
Ce succès fulgurant est attribué à Kane Parsons, un cinéaste de 20 ans originaire de Californie. Backrooms raconte l'histoire d'une psychothérapeute en quête d'un patient dans un univers alternatif, une expérience visuelle à la fois nostalgique et troublante, où l'absence d'humanité crée une atmosphère pesante. Ce démarrage record est un véritable exploit pour A24, dépassant le précédent succès du studio, Civil War, qui avait rapporté 25,7 millions de dollars lors de son lancement en 2024.
Un défi pour la saga Star Wars
En seconde position au box-office se trouve Obsession, une autre petite production captivante qui narre l'histoire d'un homme prêt à tout pour que son amie tombe amoureuse de lui grâce à un artefact magique, mais qui se retrouve piégé dans une spirale d'obsession destructrice. Selon des critiques, ce film illustre parfaitement comment les nouvelles voix du cinéma indépendant peuvent rivaliser avec les superproductions habituelles.
La surprise suscitant l'intérêt des spectateurs et des producteurs, les deux films soulèvent la question : assistons-nous à une évolution des goûts cinématographiques ? Les experts s'interrogent sur l'impact croissant des productions à petit budget, signalant un possible changement dans les dynamiques de l'industrie. Comme l'indique le journal Le Monde, ces films témoignent d'une nouvelle ère où l'innovation et l'originalité prennent le pas sur les franchises établies.







