Le parcours d'Elmira Samadnezhad, nouvelle arrivée à Belfort, témoigne d'un courage incroyable. À 35 ans, cette Iranienne, championne d'Asie de kick-boxing en 2012, a fui son pays pour pouvoir continuer à pratiquer ce sport qui lui tient tant à cœur. Son obtention de l'asile politique marque un tournant décisif dans sa vie.
« Le 17 mars 2026, une date gravée dans ma mémoire », raconte Elmira avec émotion. Ce jour-là, elle a reçu l'asile politique, symbole de liberté. Après avoir traversé des mois difficiles en France, notamment à Salins-les-Bains, elle constate qu'elle peut enfin vivre librement, sans craindre pour son avenir. « J'ai versé une larme, c'était comme entendre un gouvernement qui vous comprend », ajoute-t-elle.
Un combat pour la liberté
La passion d'Elmira pour le kick-boxing a commencé à 15 ans, lorsqu'elle a découvert ce sport avec son frère. Les difficultés sont nombreuses, notamment le fait de devoir se déguiser en garçon pour pouvoir s'entraîner à Téhéran, un acte de bravoure qui illustre son engagement pour la pratique des sports de combat. « J'ai supporté toutes les pressions, car j'aimais le sport et j'avais l'objectif d'évoluer en tant que femme », explique-t-elle.
Son statut de championne attire l'attention des autorités iraniennes, qui commencent à la traquer. Constant soutenir de sa famille, Elmira doit louer des salles clandestines pour s'entraîner, un risque qui menace également sa famille et son entraîneur. Pour améliorer ses compétences, elle envisage des formations à l'étranger pour obtenir un diplôme d'arbitre international en sports de combat.
Un choix difficile mais nécessaire
En 2022, Elmira prend la décision difficile de quitter l'Iran pour l'Arménie. « Mettre toute votre vie dans une valise de trois kilos, c'est un choix terrible, mais nécessaire pour vivre », explique-t-elle. Quatre ans après son départ de Téhéran, elle regrette seulement de ne pas avoir pris cette décision plus tôt, en raison des récentes tensions en Iran qui touchent sa famille. « J'ai peur pour mes proches à cause des bombardements », confie-t-elle avec tristesse.
Un avenir sportivement prometteur
Elmira Samadnezhad porte un regard critique sur la situation en Iran : « Il y a une grande lutte entre ceux qui prônent la guerre et ceux qui désirent la démocratie », dit-elle. Récemment installée à Belfort, sa priorité est de renouer avec sa carrière sportive. « À mon arrivée, j'ai senti un accueil chaleureux, c'est un vrai souffle de démocratie et de liberté », se réjouit-elle.
Elle s'engage pleinement auprès des fédérations sportives pour intégrer une équipe qui la permettra de représenter la France. De plus, Elmira entreprend déjà les démarches nécessaires pour obtenir la nationalité française, avec un rêve : devenir arbitre aux Jeux olympiques et défendre les couleurs françaises.







