L'armée de l'air ukrainienne a signalé avoir abattu 40 missiles et 602 drones russes lors d'une offensive massive, qui a vu 73 missiles et 656 drones utilisés dans une attaque tragique sur le territoire ukrainien. Le ministère russe de la Défense a déclaré que cette opération visait exclusivement des cibles militaires ukrainiennes.
Selon des informations de Kiev, cette attaque a eu des conséquences dévastatrices, faisant au moins 22 victimes, dont 16 dans la ville de Dnipro, ce qui a relancé les appels désespérés du président ukrainien Volodymyr Zelensky en faveur d'un soutien militaire accru, notamment en systèmes de défense antiaérienne. Dans un message fort sur les réseaux sociaux, Zelensky a mis en garde contre une intensification des frappes, appelant les alliés à réagir rapidement.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a rapporté que six personnes perdaient la vie dans la capitale, tandis que Dnipro a vu son bilan tragique grimper à 16 morts, dont deux enfants, ainsi que 42 blessés. Zelensky a qualifié cette offensive d'"attaque massive et d'une déclaration claire de l'intention russe", insistant sur le fait que la protection contre les frappes de missiles balistiques est désormais plus cruciale que jamais.
Le ministre des Affaires étrangères d'Ukraine, Andriï Sybiga, a accusé Vladimir Poutine de s'appuyer uniquement sur "la terreur" pour mener son agression, affirmant que la Russie montre des signes de faiblesse sur le champ de bataille. Une analyse récente de l'Institut pour l'étude de la guerre a révélé qu'en mai, l'Ukraine avait récupéré 282 km² de territoire, marquant une véritable avancée contre les forces russes qui contrôlent encore environ 20% du pays.
Malgré ces succès, les pourparlers pour mettre fin à ce conflit meurtrier en Europe semblent déjà stagner, avec la diplomatie française suggérant que les frappes russes témoignent d'un "mépris total" pour les efforts de paix. Le contraste s’est accru alors que des habitants de Kiev ont fui vers des abris au bruit des explosions, cherchant refuge dans des espaces confinés malgré la nécessité de se préparer en cas de frappes.
Des rapports font aussi état de conséquences tragiques ailleurs ; à Odessa, des infrastructures médicales ont été endommagées, tandis qu'à Kharkiv, 14 blessés ont été recensés. En réaction à cette escalade, les autorités locales ont ordonné l'évacuation de plus de 7000 civils de certaines zones frontalières, en raison de la "situation sécuritaire inquiétante".
La intensification des attaques de la Russie se conjugue avec une hausse des frappes ukrainiennes, notamment contre des cibles sur le territoire russe. Un incident a été signalé en région de Koursk, où un civil a été tué par un drone ukrainien, et des autorités russes ont déclaré avoir abattu 158 drones ukrainiens récemment. L’Ukraine a même revendiqué une attaque contre une raffinerie en Russie, ce qui accentue encore plus les tensions.
Face à cette escalade des violences, Zelensky a une nouvelle fois appelé à un renforcement de l'assistance militaire, déclarant que sans un soutien approprié en matière de défense antiaérienne, le pays n'est pas en mesure de faire face efficacement aux menaces russes. La première ministre ukrainienne, Ioulia Svyrydenko, a averti que chaque minute perdue dans cette assistance "coûte des vies" et a confirmé que l'Ukraine sait se défendre contre les drones, mais reste vulnérable face aux missiles.
Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa cinquième année, l'urgence d'agir est plus que jamais présente pour préserver la sécurité des civils et la souveraineté du pays.







