Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a partagé le 2 juin dernier que les États-Unis estiment que Mojtaba Khamenei est à présent "vivant" et "de plus en plus impliqué" dans la gouvernance de l'Iran, un développement inattendu alors même que les négociations de paix peinent à avancer.
"Il y a des signes qui suggèrent qu'il prend un rôle plus actif, même si toutes ses communications jusqu'à présent ont été relayées par écrit et à travers des intermédiaires", a déclaré Rubio lors d'une audition devant le Sénat. Sur ce point, il a exprimé des préoccupations quant à la communication interne au sein du gouvernement iranien, qui semble chaotique en raison des tensions persistantes.
Mojtaba Khamenei, qui a accédé au pouvoir après la mort de son père, Ali Khamenei, dans une frappe israélienne au début des hostilités, demeure discret. Bien qu'il n'ait pas pris la parole en public depuis sa nomination, des sources indiquent qu'il participe aux décisions stratégiques même à travers des messages écrits.
En parallèle, Rubio a évoqué l'état des négociations entre les États-Unis et l'Iran, qui stagnent, mais il a exprimé son optimisme quant à un potentiel accord pour mettre fin à la guerre. "Il est possible que tout ceci se concrétise très bientôt, mais cela reste incertain", a-t-il ajouté.
Les répercussions de cette situation sont multiples. Les analystes s'accordent à dire que l'implication croissante de Khamenei pourrait marquer un tournant dans la dynamique de pouvoir en Iran. Par exemple, Karim Sadjadpour, analyste à l'Institut Carnegie, a déclaré : "La montée en puissance de Mojtaba pourrait être à la fois une opportunité et un risque pour le régime. S'il parvient à se démarquer comme un leader fort, cela pourrait stabiliser le pays, mais une confrontation militaire pourrait également redéfinir l'ensemble du paysage politique."
Les relations entre l'Iran et les États-Unis se détériorent davantage, avec des accusations mutuelles de violations d'accords de cessez-le-feu. L'Iran a récemment accusé les États-Unis d'avoir mené une série de frappes militaires, tandis que les États-Unis insistent sur le fait que des discussions continuent pour réduire les hostilités.
Alors que les tensions restent palpables, l'éventuelle montée en puissance de Khamenei pourrait apporter des changements significatifs non seulement pour l'Iran, mais aussi pour la stabilité dans la région du Moyen-Orient. Comment évoluera donc cette situation dans les mois à venir ? Seul le temps nous le dira.







