Monseigneur Osorio Citora Afonso, évêque de Quelimane depuis fin 2025 et administrateur intérimaire de l'archidiocèse de Beira, a tragiquement perdu la vie suite à des tirs douteux ce samedi, rapportent les autorités locales. La police a confirmé que l'évêque avait été atteint au niveau du cœur, d'une balle unique, une information qui soulève de vives inquiétudes sur la sécurité dans la région.
Maximino Amilcar, porte-parole du Service national d’enquête criminelle (Sernic), a précisé lors d'un point de presse que l'enquête est en cours pour éclaircir les circonstances de cette mort tragique, qui a choqué le pays. L'ampleur des violences au Mozambique, exacerbée par les conflits politiques et les tensions sociales, conduit à des inquiétudes croissantes parmi la population.
Daniel Chapo, président du Mozambique, a exprimé sa « profonde tristesse et son indignation » dans un communiqué officiel, qualifiant cette perte d'irréparable pour le pays. La réaction du président témoigne du vide laissé par la mort de l'évêque dans le tissu social mozambicain, où il était perçu comme un guide spirituel.
Des experts en sécurité et des représentants d'organisations des droits humains ont souligné la nécessité d'une action urgente pour protéger les figures religieuses et tout citoyen au Mozambique alors que le climat d'insécurité appesantit le quotidien. Comme l'a déclaré une source anonyme d'une ONG locale, « ce n'est pas seulement un meurtre, c'est un appel à repenser notre sécurité ». Des manifestations sont d'ores et déjà prévues afin de rendre hommage à Monseigneur Afonso et d'exiger des comptes de la part des autorités.







