Le dimanche 7 juin, plusieurs coups de feu ont retenti dans le centre d’Israël, provoquant un drame qui a fait un mort, un homme de 35 ans, et cinq blessés, dont deux dans un état grave. Les incidents ont eu lieu à Kokhav Yaïr, Tzur Yitzhak et Tzur Natan, des localités proches de la Cisjordanie occupée, selon les informations fournies par le Magen David Adom (MDA), équivalent de la Croix-Rouge. Les secouristes, intervenus rapidement, ont transporté les victimes à l’hôpital.
Dès que les premiers coups de feu ont été entendus, une forte présence policière a été déployée dans la région. Initialement, l’armée israélienne a annoncé la recherche d’un second assaillant, mais a rapidement confirmé qu'il n’y avait qu’un seul tireur qui a été abattu par les forces de l’ordre. Shahar Hazon, une résidente de Kfar Saba, a décrit la scène traumatisante : « J’étais à l’entrée de la station-service lorsque j’ai entendu un coup de feu très fort. J’ai vu un homme se tenant l’épaule, apparemment touché, puis il est tombé au sol. »
Le chef de la police, Danny Levy, a identifié l’assaillant comme étant un Arabe israélien de la ville de Tayibe, déjà connu des services de police. Lors d’une conférence, il a déclaré : « S’il avait été capturé, j'aurais demandé son exécution. » Cette déclaration a suscité des réactions diverses, notamment de la ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui a qualifié l’attaque d’inacceptable.
Cette violence intervient dans un contexte où le gouvernement israélien a récemment adopté une loi controversée sur la peine de mort, ciblant spécifiquement les Palestiniens reconnus coupables d’attentats meurtriers. Cette législation, qui pourrait également s’appliquer aux Arabes israéliens, n’a pas manqué de susciter des inquiétudes parmi les défenseurs des droits humains, selon le rapport de Sud Ouest. En effet, ces modifications législatives pourraient accroître les tensions et la violence dans une région déjà impactée par un long conflit.







