Le 15 mai, la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré une épidémie de fièvre hémorragique provoquée par le virus Bundibugyo, pour lequel aucun remède ou vaccin n’est disponible. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 452 cas ont été confirmés, avec un bilan tragique de 82 décès.
Face à la situation alarmante, un pont aérien humanitaire a été organisé par l'Union européenne, permettant d'acheminer 100 tonnes de matériel d'urgence dans l'est du pays, notamment des médicaments, tentes et équipements de protection. L'accès à la province orientale de l'Ituri, épicentre de l'épidémie, est particulièrement difficile en raison de l'insécurité et des infrastructures routières dégradées.
La Commissaire européenne à la gestion des crises, Hadja Lahbib, a atterri à Bunia, capitale de l'Ituri, en soulignant l'importance de garantir l'accès des travailleurs humanitaires aux zones touchées. "Nous devons assurer un accès sûr pour permettre d'atteindre ceux qui en ont besoin", a-t-elle déclaré lors de sa visite.
La lutte contre Ebola, qui se propage par contact direct avec les fluides corporels, est un défi ancien mais persistant, ayant causé la mort de plus de 15 000 personnes en Afrique ces cinquante dernières années. Pour endiguer cette nouvelle flambée, l'OMS, en collaboration avec le Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies, a lancé un plan ambitieux de 518 millions de dollars pour renforcer les mesures de surveillance,
de dépistage et de prévention des infections.
Dans communiqué, l'Union européenne a insisté sur le fait que la maîtrise d’une épidémie repose davantage sur des systèmes de santé solides et une réponse rapide que sur l’idée de frontières hermétiquement fermées. Il reste donc essentiel de favoriser la coopération internationale en réponse à cette crise sanitaire.







