La nuit du 10 au 11 juin, les États-Unis ont intensifié leurs frappes en Iran, déclenchant une escalade militaire qui s'étend jusqu'à la Jordanie, Bahreïn et le Koweït. Le régime iranien, pour sa part, envisage de restaurer le blocus du stratégique détroit d'Ormuz, un axe vital pour le commerce maritime mondial.
Le secrétaire de la Défense américain, Pete Hegseth, avait promis des "frappes d'une grande intensité". Moins d'une heure après, les États-Unis ont lancé des attaques ciblées pour répondre à ce qu'ils qualifient d'agression iranienne persistante, comme rapporté par Le Monde.
Nuit de bombardements
Les frappes américaines ont principalement touché le sud de l'Iran, y compris des sites proches de Téhéran. Des témoignages rapportent que des blessés ont été signalés, trois Iraniens ayant été touchés, selon un responsable local de la santé, information corroborée par Le Monde.
En réponse, l'Iran a frappé des bases militaires américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn, visant, entre autres, le quartier général de la 5e flotte à Bahreïn et blessant un enfant de 11 ans. Ces actions suscitent une forte réaction internationale appelant à une désescalade immédiate.
Des missiles balistiques ont été tirés vers la base américaine d'Azraq en Jordanie, où l'armée jordanienne affirme avoir réussi à intercepter 20 projectiles iraniens, comme le souligne Le Parisien.
Le détroit d'Ormuz et le cessez-le-feu menacés
Les Gardiens de la révolution iranienne ont déclaré la fermeture du détroit d'Ormuz à tous les navires, en réaction à ce qu'ils appellent des violations répétées du cessez-le-feu. L'armée américaine a tenté de calmer la situation en confirmant que le transit maritime dans cette zone stratégique se poursuivait normalement.
Dans une déclaration prononcée le 11 juin, le ministère des Affaires étrangères iranien a averti que toute coopération avec les États-Unis serait perçue comme une complicité dans leurs "opérations agressives". Les tensions s'accroissent, et un expert en relations internationales a déclaré à France 24 que ces développements mettent en danger la stabilité de toute la région, rendant tout espoir de cessez-le-feu pratiquement illusoire.







