Par Olivier Pirot
Jeudi dernier, Reporters sans frontières a révélé que la FIFA avait délivré une accréditation au journaliste français Christophe Gleizes. Ce document, portant le numéro 00980549, lui permettrait de suivre la Coupe du monde de football sur le continent nord-américain jusqu’au 19 juillet, pour le magazine So Foot. Lors d’une conférence de presse, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a déclaré : « Il y a un siège vide, dans cette salle, et ce siège vide est pour un journaliste : Christophe Gleizes. » Malheureusement, il semble peu probable que Gleizes, arrêté en mai 2024 en Algérie, puisse faire le voyage à temps pour assister à la compétition.
Ses parents ont exprimé leur indignation, soulignant : « Nous le rappelons : c’est un journaliste spécialiste de foot et rien qu’un journaliste spécialiste de foot. Cette situation qui n’en finit plus nous bouleverse. » Ce tournoi est déjà terni par des préoccupations extra-sportives, illustrant comment l’aspect commercial a parfois pris le pas sur l’esprit populaire du football. De plus, il est crucial de ne pas oublier ceux, comme Gleizes, qui se trouvent aux prises avec des tensions diplomatiques, devenant des victimes innocentes de disputes entre États.
Le geste de la FIFA envers Gleizes pourrait bien constituer une tentative de la part de Gianni Infantino – souvent critiqué pour ses relations étroites avec le pouvoir et l’argent – de redorer son image. Cependant, il est probable qu’un message de solidarité diffusé à l’échelle mondiale ait un impact plus significatif que les efforts d’une intervention gouvernementale française pour obtenir la libération de Christophe Gleizes, selon les commentaires d'experts dans ce domaine.







