L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal a affirmé son opposition claire à La France insoumise (LFI), qualifiant son positionnement d'"extrêmement dangereux" dans une interview accordée à RTL. Il a déclaré son intention de voter pour "tout sauf LFI" lors de l'élection présidentielle de 2027, affirmant qu'il se tient prêt à "faire barrage" à ce parti.
Au micro de RTL, ce samedi, il a précisé : "Je considère cette élection comme la plus importante depuis la Première Guerre mondiale". Dans le cadre d'un éventuel duel entre LFI et le Rassemblement national, Sansal reste ferme sur sa position, tout en laissant entendre qu'il pourrait "évoluer" et changer d'avis prochainement. Il n’a néanmoins pas présenté de candidat potentiel pour lequel il envisagerait de voter.
Sansal, qui a récemment été sous le feu des critiques pour ses amitiés politiques, a mentionné les débats polémiques autour de son orientation politique. Dans son livre "Légende", publié début juin, il aborde les tensions avec la presse, notamment avec Le Monde et Libération, qui l'accusent d'un "glissement vers la droite radicale". Il a déclaré : "Ceux qui m'admiraient sont maintenant les premiers à me cracher dessus".
En dépit des rumeurs entourant ses affiliations, il insiste sur son ouverture d'esprit et son souhait de débats constructifs. Ce vendredi, il a participé à un événement dans le Territoire de Belfort, un rassemblement organisé par le député RN Guillaume Bigot, où des discussions animées ont eu lieu, rassemblant un public important.
Sa décision de changer d'éditeur, passant de Gallimard à Grasset, a également suscité des spéculations, avec des critiques l’axant vers une proximité avec des figures de l'extrême droite. Bien que la maison d'édition Grasset fasse partie du groupe Hachette, sous l'influence de Vincent Bolloré, Sansal s'est défendu, niant tout lien direct entre l'homme d'affaires et l'extrême droite.







