Le rapport d’inspection, publié le 22 juin, souligne une « perte de temps » et une « absence de suivi » dans le traitement de l'affaire Lyhanna, concernée par des allégations graves envers Jérôme Barella.
Un total de 134 individus ont été placés en détention provisoire suite au réexamen de 70 000 plaintes par le ministère de la Justice, selon une source gouvernementale. Cette initiative a été amorcée suite à l’affaire tragique de Lyhanna, une collégienne de 11 ans enlevée, violée et assassinée dans le Gers. Les responsables de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et de l’Inspection générale de la justice (IGJ) ont déclaré que « l’urgence n’a pas été prise en compte » dans la gestion de ces affaires.
Stéphane Noël, le chef de l’IGJ, a mentionné que le rapport met en lumière « un cumul de pertes de temps » ainsi qu’une « absence de suivi » de la part des autorités judiciaires concernant les plaintes qui ont abouti au parquet d’Auch.
Les graves accusations de viol sur la petite Rosa
Le rapport met également en cause un délai inacceptable dans le traitement d'une plainte déposée par la mère de Rosa, 10 ans, qui a déclaré que sa fille aurait subi « une cinquantaine de viols » de la part de Jérôme Barella. Ce dernier, suspecté du meurtre de Lyhanna, fait l'objet de plusieurs plaintes antérieures pour des agressions sur mineurs.
Cette procédure n’a pas été jugée prioritaire, entraînant des retards dramatiques. Selon les renseignements de France Info, la procédure a fait la navette plusieurs fois entre la Haute-Garonne et le Gers sans que le suspect ne soit jamais entendu.
Une chaîne de protection défaillante
Dans une déclaration via le réseau X, Sébastien Lecornu a qualifié le rapport de « révélateur d’une vérité très grave », affirmant que « la chaîne de protection a failli » en raison d' « erreurs, de négligences et de mauvaises décisions » ayant eu des conséquences catastrophiques.
Il a ajouté que l’État doit reconnaître ses lacunes et identifier les responsabilités individuelles. En parallèle, Gérald Darmanin, sous pression et appelant à la démission, a contesté que ses directives sur la protection des enfants n’aient pas été suivies avec rigueur.
Des manifestations sont prévues devant plusieurs tribunaux pour demander l’adoption d’une « loi intégrale » transpartisane visant à lutter contre toutes les formes de violences sexuelles à l'égard des enfants et des femmes. Ce mouvement souligne une volonté collective de changement face à des injustices persistantes.







