Le Premier ministre Keir Starmer a annoncé sa démission ce lundi 22 juin, confronté à un scandale lié à l'affaire Epstein et à une débâcle électorale. Andy Burnham, maire travailliste du Grand Manchester, émerge comme le principal candidat pour le remplacer.
Burnham, qui promet de représenter "toutes les régions oubliées du Royaume-Uni", est bien placé pour devenir le septième Premier ministre britannique depuis le référendum sur le Brexit, survenu il y a dix ans. Sa victoire aux législatives partielles du 19 juin dernier a catalysé la décision de Starmer de quitter ses fonctions, étant devenu difficile de maintenir son leadership dans un contexte de crise multipliée.
Le Premier ministre sortant était sous pression depuis des mois pour quitter son poste, malgré les défis issus de l'affaire Epstein et des résultats électoraux décevants. La situation a basculé rapidement avec l'élection de Burnham en tant que député, renforçant son statut d’éventuel successeur.
Dans un message sur le réseau X, Andy Burnham a affirmé : "Je me porte candidat". Sa déclaration s'inscrit dans un contexte où il est perçu comme le "Roi du Nord", un surnom faisant allusion à sa popularité dans le Nord industriel du Royaume-Uni, et même en référence à la série Game of Thrones.
À 63 ans, Keir Starmer avait accédé au pouvoir en juillet 2024, mais son mandat a récemment été terni par des scandales et des défaites. Lors de sa rencontre avec le roi Charles III, il a officialisé son intention de quitter le poste. Burnham, pour sa part, s'est présenté comme le porte-parole des "régions oubliées", promettant de revitaliser le Labour, qu'il décrit comme pouvant devenir une organisation "pro-entreprises".
Le Comité exécutif national du Labour annoncera officiellement l'ouverture des candidatures pour la succession de Starmer le 9 juillet. Ce dernier a déclaré qu'il demeurera en fonction jusqu'à la désignation de son successeur, s'engageant à faciliter la transition avant la pause estivale du Parlement. Les observateurs politiques, dont des experts de France24, pensent que cette passation de pouvoir pourrait redéfinir le paysage politique britannique dans les mois à venir.







