La ville de Kiev a été le théâtre de violentes attaques à la roquette ainsi qu'avec des drones, suite à un intense bombardement russe qui a causé d'importants dégâts matériels et la vie à au moins treize personnes, dont une majorité de civils, selon les rapports des autorités locales.
Le maire Vitali Klitschko a fait état d'un bilan tragique, indiquant que le nombre de morts avait augmenté avec le temps. "Pour l'heure, nous comptons 13 pertes humaines", a-t-il affirmé, tandis que des sources précédentes évoquaient un chiffre plus bas. L'appel à l'aide pour des systèmes de défense aérienne se fait de plus en plus pressant.
"Il est impératif d'agir sans délai pour améliorer notre défense aérienne en Ukraine ! C'est notre principale demande, surtout après une nuit marquée par des horreurs", a souligné Andriï Sybiga, ministre des Affaires étrangères du pays.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait averti quelques heures auparavant, depuis Dublin, qu'il redoutait une offensive d'une ampleur inédite. "Nous avons des raisons de croire que Poutine prépare de telles frappes massives depuis un certain temps", a confié le président, en incitant la population à redoubler de vigilance dans ce climat d’insécurité grandissante.
Les forces armées russes ont confirmé avoir mené une "frappe massive" sur la capitale, justifiant leurs actions par des attaques présumées du régime kievien sur des infrastructures civiles. Ce dernier refuse de reconnaître que ces bombardements touchent intentionnellement des zones résidentielles, comme l'a déclaré Timour Tkatchenko, responsable militaire de Kiev, qui a fait état d'un nombre élevé de blessés, incluant des enfants.
Des journalistes de l'AFP, présents sur le terrain lors de ces événements tragiques, ont entendu plusieurs explosions sur une période prolongée. Après une forte explosion au centre de la capitale, une épaisse fumée et des flammes ont suivi, nécessitant l'intervention rapide des secours.
Des habitants, comme Kateryna Koval, ont témoigné de leur terreur : "J'ai décidé de me réfugier dans le métro, car après les dernières attaques, j'ai compris qu'il ne fallait pas prendre de risques inutiles." D'autres, comme Kateryna Kucheriava, médecin de profession, restent déterminés et résilients : "La situation est grave, mais nous ne laisserons pas ces attaques nous intimider".
Les frappes ont ciblé sans préavis plusieurs infrastructures civiles, notamment un poste d'ambulance dans le centre-ville, faisant des blessés parmi le personnel médical. Des bâtiments résidentiels ont également été gravement touchés, certains habitants restant piégés dans des immeubles effondrés.
Tandis que l'invasion russe se prolonge depuis plus de quatre ans, la capitale d'Ukraine continue de subir des attaques sporadiques et parfois massives. Le 2 juin dernier, une offensive dévastatrice avait déjà causé la mort de 23 personnes.
En réponse, Kiev intensifie ses propres frappes sur le territoire occupé par la Russie, le dialogue pour la paix étant enlisée. Dernièrement, des attaques de drones ukrainiens ont touché des infrastructures en Russie, allument ainsi le fer d'un conflit qui ne montre pas de signe d'apaisement.







