Une semaine et demie après le double séisme dévastateur qui a frappé le nord du Venezuela, le bilan humain continue de s'alourdir. Au total, près de 3.000 décès ont été enregistrés et plus de 16.500 blessures selon les chiffres officiels publiés ce week-end. Les équipes de secours internationales, qui ont été déployées pour aider aux recherches, commencent désormais à se préparer à quitter le pays, la fenêtre d'opportunité pour retrouver des survivants étant largement close.
Francisco Sasquia, un sauveteur bénévole de 38 ans, témoigne de la dure réalité sur le terrain : "On continue à travailler, à retrouver des corps, on continue". Ces opérations se poursuivent malgré la dramatique situation à La Guaira, l'épicentre du tremblement de terre situé à quarante kilomètres de Caracas, où des immeubles entiers ont été réduits à l'état de décombres. Les proches des victimes commencent à accepter l'inéluctable nécessité d'utiliser des engins lourds pour dégager les débris.
Susana Graterol, une habitante de 47 ans, s’adresse avec émotion aux secours : "Nous, les familles, avons besoin d'un point final". Avec la douleur d'avoir perdu dix voisins qui restent introuvables, elle espère que "ce serait ce qu'il y a de mieux" de pouvoir leur faire leurs adieux. Actuellement, plus de 16.000 personnes se retrouvent sans abri et près de 856 bâtiments ont subi des dommages importants, plongeant un nombre incalculable de familles dans la précarité, comme le rapportent les autorités locales.
Des milliers de disparus
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a déclaré l'état d'urgence dans certaines régions et appelle à l'unité nationale face à cette tragédie. En parallèle, des agences humanitaires commencent à se mobiliser pour fournir de l'aide aux sinistrés, alors que les économies de nombreuses familles sont déjà fragiles en cette période de crise économique. La situation est cruciale sur le terrain et les besoins humanitaires s'aggravent de jour en jour.
Alors que le pays pleure ses morts, la solidarité internationale se met en branle. Des experts, comme l'association Médecins Sans Frontières, soulignent la nécessité d'une mobilisation rapide pour garantir l'accès aux soins et au soutien psychologique pour les familles touchées. Les prochaines semaines seront déterminantes pour la reconstruction et le soutien aux victimes de cette catastrophe qui a meurtri la nation.







