Un responsable syrien a confirmé que les deux attentats à la bombe survenus à Damas coïncidant avec la visite du président français, Emmanuel Macron, sont attribués à une cellule liée à l'organisation État islamique (EI).
Le ministre de l'Intérieur, Anas Khattab, a déclaré sur X que « la cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains ». Il a ajouté qu'une fois l'enquête achevée, l'identité des membres de cette cellule ainsi que leur implication seraient révélées.
Ahmad al-Dalati, directeur des services de sécurité intérieure pour Damas, a également affirmé à la télévision nationale que « la cellule agit en affiliation avec l'État islamique ». Les autorités ont précisé que les suspects avaient été localisés et arrêtés simultanément dans plusieurs secteurs de Damas, notamment dans des quartiers connus pour abriter la communauté alaouite, d'où provient la famille de l'ancien président Bachar al-Assad.
L’explosion de deux bombes artisanales mardi matin a causé un décès et blessé 36 personnes. Ces attentats ont eu lieu peu après le départ de Macron pour une rencontre avec son homologue syrien, Ahmed al-Charaa. Il s’agissait de la première visite d’un leader d’une nation occidentale au pays depuis la montée au pouvoir d'une coalition islamiste, marquant une étape historique après plus de 13 années de conflit civil.
Les événements récents soulèvent des questions sur la sécurité en Syrie et suscitent diverses réactions. Des experts en sécurité notent que la résurgence de l'EI demeure une menace sérieuse malgré les pertes territoriales subies par le groupe. La situation politique dans le pays pourrait également être influencée par de telles attaques à mesure que le gouvernement tente de rétablir la confiance internationale.
La communauté internationale attend avec impatience les résultats de cette enquête pour mieux comprendre le contexte de ces attaques et leur impact sur la sécurité régionale.







