Le 13 juillet, les États-Unis ont intensifié leurs frappes contre l’Iran pour le deuxième jour consécutif, dans un contexte de tensions croissantes autour du détroit d’Ormuz. Téhéran, quant à lui, a répondu en visant des bases militaires du Golfe utilisées par les forces américaines.
Les bombardements ont visé ce que le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a qualifié de "dizaines d’objectifs" afin de diminuer l’influence de l’Iran dans la région. Selon les déclarations des États-Unis, les objectifs étaient des systèmes de défense, des radars côtiers, ainsi que des capacités de missiles et de drones, comme l’a rapporté l’agence AFP.
Une vague de bombardements meurtrière
D’après des sources iraniennes, ces frappes ont touché des zones stratégiques comme l’île de Qeshm et Bandar Abbas, près du détroit. Un responsable local a confirmé qu’une offensive à Mahchahr avait causé la mort d’une personne et fait quatre blessés. Dans un climat d’incertitude, le pétrolier GFS Galaxy, battant pavillon chypriote, a également été attaqué dans le détroit, suscitant des inquiétudes parmi les maritimes.
Réponse iranienne dans le Golfe
En réaction, les Gardiens de la Révolution, l’élite militaire iranienne, ont déclaré avoir ciblé plusieurs bases militaires en Jordanie, Bahreïn et au Koweït. Ces actions ont conduit à des sirènes d’alerte dans diverses localités, incitant les autorités à instaurer un état d’alerte pour protéger les civils.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à la retenue de part et d’autre, exhortant à reprendre les négociations pour tenter de résoudre ces tensions croissantes.
Retour de l'insécurité dans le détroit d'Ormuz
Dans un climat de tension, l'Iran accuse les États-Unis de violer les termes d'un protocole d'accord qui visait à stabiliser la situation. Les autorités iraniennes ont également annoncé la fermeture du détroit jusqu’à nouvel ordre, ce qui a de nouveau soulevé des préoccupations face à la sécurité du passage maritime qui représente un cinquième du commerce mondial de brut.
Les fluctuations des cours du pétrole ont immédiatement suivi, avec une augmentation de plus de 4% du baril de Brent, révélant les impacts économiques potentiels de cette escalade. Comme le souligne le journal Le Monde, la fermeture du détroit pourrait avoir des répercussions dramatiques sur le marché mondial.







