Dans un contexte politique en pleine mutation, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a affirmé son intention d'organiser des élections libres. Cette déclaration a été faite à NBC, le 12 février, un mois après l'arrestation de Nicolas Maduro par les États-Unis.
Rodriguez a répondu positivement à la question de savoir si elle s'engageait à tenir des élections 'libres et équitables', déclarant : 'oui, absolument'. Selon ses mots, organiser de telles élections signifie 'un pays libre où la justice prévaut', loin des 'sanctions et des intimidations internationales'.
Dans le cadre d'une dynamique politique tendue, l'opposition vénézuélienne a récemment boycotté les élections législatives de 2025, alléguant une fraude lors de la présidentielle de 2024. Des sources comme Le Monde rapportent que lors de cette élection contestée, près de 2 400 personnes avaient été arrêtées, et 28 autres avaient perdu la vie en raison des manifestations qui ont suivi. Les opposants continuent d'adresser des accusations à l'égard du gouvernement, soutenant que les résultats ont été manipulés et affirmant la victoire de leur candidat, Edmundo Gonzalez Urrutia, malgré le silence du Conseil national électoral (CNE), soupçonné d'être sous l'influence du pouvoir en place.
Sur fond de pression internationale, notamment des États-Unis, Delcy Rodriguez a également promis une loi d'amnistie générale, visant à libérer un grand nombre de prisonniers politiques. Cette annonce coïncide avec des manifestations marquées par la participation de milliers de personnes, signalant un regain d'activité de l'opposition, comme le souligne France 24.
La chute de Maduro pourrait être le tournant dont le Venezuela a besoin pour retrouver une démocratie réelle, mais de nombreuses incertitudes demeurent quant à la mise en œuvre des promesses de Rodriguez, la communauté internationale restant vigilante face à cette évolution.







