Depuis la capture du président déchu Nicolas Maduro par l'armée américaine en début d'année, Delcy Rodriguez a pris les rênes du gouvernement vénézuélien. Lors d'un entretien accordé à la chaîne NBC, elle a promis d'organiser des élections libres et équitables dans un contexte de pression américaine. En effet, sa déclaration survient plus d'un mois après que Maduro ait été arrêté.
Interrogée sur sa volonté d'engager des élections transparentes, Rodriguez a affirmé : "oui, absolument". Son engagement, selon NBC, souligne une volonté de sortir le pays de sa situation actuelle marquée par des tensions et des sanctions internationaux.
Rodriguez a précisé : "Organiser des élections libres et équitables signifie un pays libre où la justice prime. Cela doit s'effectuer sans sanctions ni intimidations internationales." Cette initiative intervient alors que l'opposition avait boycotté les dernières élections législatives en 2025, soulignant le climat politique tendu dans le pays.
Les événements récents rappellent les troubles qui ont suivi les élections présidentielles controversées de 2024, où environ 2 400 personnes ont été arrêtées, et 28 tuées lors de la répression des manifestations. L’opposition continuait de revendiquer sa victoire, dénonçant des fraudes et des irrégularités au scrutin.
Sous pression américaine
Ce jeudi, l'Assemblée nationale vénézuélienne a lancé le débat sur une loi d'amnistie générale, qui pourrait entraîner des libérations massives de prisonniers politiques. Des milliers de citoyens ont récemment pris part à la première manifestation d’envergure depuis la chute de Maduro, témoignant d'un renouveau de l'opposition.
Delcy Rodriguez, dans le cadre de cette dynamique, a visité des installations pétrolières au Venezuela avec le ministre de l'Énergie américain, Chris Wright. Cette visite a été perçue comme un indicateur d'une volonté de rétablir les relations avec les États-Unis, énonçant les changements nécessaires dans la gestion des ressources du pays.







