La disparition d'Ali Khamenei, victime des frappes israélo-américaines, suscite des réactions variées à l'échelle mondiale. Alors que la Russie parle d'un « assassinat », en France, on se dit plutôt « satisfait » de cet événement historique.
Ce dimanche, l'Iran a confirmé la mort de l'ayatollah Khamenei, un moment qui marque potentiellement un tournant dans le paysage politique du pays. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a exprimé que venger le leader était un « droit et un devoir légitime » pour la République. La mort de Khamenei, qu'il décrit comme la plus haute autorité politique de la République islamique, est perçue comme une « déclaration de guerre » envers les musulmans, en particulier les chiites à travers le monde, a-t-il affirmé dans un communiqué relayé par les médias d'État.
En réponse, les Gardiens de la Révolution n’ont pas hésité à dénoncer les « actes criminels commis par les États-Unis et Israël ». Alors que certains se réjouissent, d'autres expriment leur consternation face à cette situation.
L'une « des personnes les plus diaboliques de l'Histoire »
Le président américain Donald Trump a exprimé sa joie sur sa plateforme Truth Social, qualifiant Khamenei d'« une des personnes les plus diaboliques de l'Histoire ». Pour lui, sa mort représente une forme de justice pour ceux qui ont souffert sous son régime. Israël aussi se sent en sécurité : le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que cette opération était nécessaire pour préserver la sécurité de son pays, tout en promettant de continuer à agir contre les menaces iraniennes.
Pour Reza Pahlavi, fils de l'ancien shah d'Iran, cette mort signifie la fin de la République islamique : « Avec sa mort, le régime a pris fin », a-t-il affirmé sur X.
En Europe, la réaction française, via Maud Bregeon, a été de confirmer que la mort de Khamenei était une cause de satisfaction, tandis que le secrétaire britannique à la Défense, John Healey, a remarqué qu’une grande partie de la population n'allait pas pleurer cette disparition. Cependant, il a aussi exprimé des craintes quant à un éventuel retour de flamme du régime iranien.
« Une profonde tristesse et un immense chagrin »
À l’international, des leaders tels que Moqtada Sadr, en Irak, ont fait entendre un autre son de cloche, appelant à trois jours de deuil. Il a exprimé sa tristesse et ses condoléances au monde islamique pour cette perte.
Dans une lettre à Massoud Pezeshkian, le président russe Vladimir Poutine a qualifié cet événement d’« assassinat » et a exprimé ses plus sincères condoléances, dénonçant une violation des droits de l'homme. La Chine, pour sa part, a vigoureusement condamné la mort de Khamenei, la qualifiant d'« agression » qui enfreint les normes internationales.
Le groupe islamiste Hamas a qualifié cet événement de « crime abominable », plaçant directement la responsabilité sur les États-Unis et Israël.
Adresses au peuple iranien
Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’UE, a évoqué ce moment comme décisif pour l’histoire de l’Iran. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a ajouté qu'il pourrait offrir un nouvel espoir pour le pays mais représente aussi un risque d'instabilité régionale.
Enfin, le pape Léon XIV a appelé à mettre fin aux violences au Moyen-Orient, tentant de rappeler aux leaders que la solution à long terme requiert dialogue et compréhension. Le monde regarde désormais l'Iran, inquiet des répercussions possibles sur la paix dans la région.







